Archive | 25 juin 2022

Bordeaux voit rouge d’Anne-Solen Kerbrat-Personnic

édition du Palémon – 288 pages.

Présentation de l’éditeur :

Lorsqu’un pêcheur harponne une blonde sirène – ou plutôt ce qu’il en reste – Bordeaux s’émeut. D’autant plus que deux autres victimes également mutilées sont retrouvées. Une enquête haletante va mener le commandant Perrot et son fidèle acolyte Lefevre des quartiers populaires à ceux de la haute bourgeoisie bordelaise vers le bassin d’Arcachon.

Mon avis :

Le tout est de ne pas trop en dire… parce que je me sens d’humeur bavarde. Perrit et Lefèvre devront enquêter sur trois affaires de disparition, mutilations et suivis de la mort des victimes. Je le précise parce qu’une victime peut disparaître et être retrouvée en parfaite santé physique, même si, pour la santé psychique, c’est autre chose.

Il n’est pas facile, d’enquêter, il n’est pas facile non plus de tout dire aux proches. Si j’utilise ce terme, plutôt que le terme « famille », c’est parce qu’il est des personnes qui font partie de l’entourage qui sont plus proches, qui se préoccupent plus de l’être qu’ils côtoient tous les jours que leur propre famille. Cela nous questionne aussi, en passant. Pourquoi avoir des enfants ? Parce qu’il faut avoir des enfants, d’un point de vue social ? Et cet enfant, à quoi doit-il ressembler ? Doit-il être un clone des parents (beaucoup semblent en rêver) ? Doit-il être un modèle parfait de ce que l’on attend d’un enfant, puis d’une adolescente et d’une jeune adulte ? Quand j’emploie les mots « modèle parfait », je parle toujours d’un point de vue social, et non d’un point de vue humain : l’enfant parfait devrait être celui qui s’épanouit, qui est heureux, qui parvient à vivre la vie qu’il voulait, et tant pis si ce n’est pas celle dont ses parents rêvaient pour lui – ou pour être bien vu par autrui.

J’ai l’impression, en rédigeant cet avis, d’entretenir un flou volontaire, comme si, finalement, sans l’acharnement des enquêteurs, les coupables auraient pu continuer longtemps ainsi. Je ne peux pas m’empêcher de le penser, de penser aussi que l’intrigue qui nous est raconté est possible – encore et toujours.