Archive | 11 juin 2022

Vivantes de Marie-Haude Mériguet

Présentation de l’éditeur :
En juillet 1996, Nicolette est envoyée en Italie pour s’occuper des deux garçons d’une famille franco-italienne.
Pour l’étudiante avide de voyage et d’émancipation, cette immersion dans les paysages grandioses des Dolomites est le début de l’aventure.
Elle y rencontre Faustine, une jeune fille aussi solaire que brillante, aussi belle que mystérieuse.
Leur entente est évidente. Leur amitié, immédiate. Ensemble elles traversent un concentré de vie absolu, où la liberté s’impatiente, où les extrêmes se côtoient.
Vingt et un ans plus tard, un rendez-vous étonnant replonge Nicolette dans cet été magnifique et terrible.
Qu’est-ce qu’être vivante ?
Dans son souvenir intact, Nicolette retrouve les réponses qui, à l’époque, ont changé le cours de sa vie.
Sous le soleil brûlant de l’Italie des montagnes, ce roman raconte combien la rencontre, aussi courte soit-elle, a le pouvoir de nous changer. Il raconte comment l’amour nous fait devenir.
Mon avis :
Il est bon, parfois, de ne pas avoir d’attente en découvrant un livre. Les surprises n’en sont que plus agréables.
Le roman ne commence pas par la fin, il commence cependant par le présent, et nous savons que Nicolette s’apprête à faire une rencontre décisive. Avec qui ? Comment est-elle arrivée là ? Ma curiosité était déjà bien éveillée et je vous rassure, elle sera satisfaite au cours du roman.
Nicolette est une jeune fille bien comme il faut. Elle est étudiante en sociologie. Ses parents, sa mère surtout, ne supportent pas ce qui ne sert à rien, même les vacances doivent être optimisées. Aussi Nicolette (à qui sa mère n’a pas demandé son avis) partira-t-elle en Italie jouer les jeunes filles au pair pour les deux fils d’un couple franco-italien. Seulement, les parents d’Andrea et Luca n’ont pas tout dit à ceux de Nicolette, ils ont même omis de mentionner qu’ils avaient une fille, Faustine, qui est presque du même âge que Nicolette.
Les deux jeunes filles vont devenir amies, une amitié qui poussera Faustine à se confier, et qui fera, au fil des jours, que le voile se lèvera peu à peu sur cette famille si parfaite, ou qui veut donner une telle image. Mariangela et Agostina sont les deux figures maternelles qui se sont penchées sur Faustine. L’une est sa mère, mondaine, brillante, maitrisant parfaitement l’art de la conversation, et celui d’attirer l’attention sur elle. L’autre, Agostina, a pris soin de la fille comme elle a pris soin de la mère, lui portant toute l’attention et tout l’amour qu’elle pouvait – même si, parfois, ce n’est pas suffisant.
Ce pourrait être une histoire simple, cela ne l’est pas. Il s’agit de bien plus que d’amitié ou d’amour de vacances, il s’agit de découvrir pour la première fois à quel point la vie peut faire mal.
A découvrir.