Douze années lumières de Jean-Baptiste Rudelle

Présentation de l’éditeur :

Année 2360, la croissance est à l’arrêt. Les scientifiques ont identifié une planète habitable, mais douze années-lumière nous en séparent. Trois femmes se portent volontaires pour ce voyage sans retour, guidées par l’espoir d’offrir aux humains une seconde Terre…
À la fois roman d’anticipation et essai, cet ouvrage explore les conséquences du réchauffement climatique. Loin des mirages de la science-fiction, il imagine un futur où le progrès technique a été poussé jusqu’à ses extrêmes limites.
Derrière le récit haletant de la mission spatiale se cache une question simple et troublante : jusqu’où ira l’humanité ?

Mon avis :

Tout d’abord, merci à Babelio et aux éditions Diateino pour ce partenariat. J’ai quinze jours de retard pour le publier. Ce sont des choses qui arrivent. Est-ce que cela m’angoisse ? Non. Mes soucis personnels eux, si. J’entre maintenant dans le vif du sujet.

Nous sommes en 2360 et pourtant, certaines choses n’ont pas changé. Prenez Lucie (lumière en latin). Elle désire par-dessus tout participer à la mission Columbus, une mission qui a pour but de coloniser une autre planète, à des années-lumières de la Terre. Et que fait-elle pour être parmi les trois femmes sélectionnées ? Elle se livre à un chantage sur un prédateur sexuel, une personne bien placée pour lui avoir… la place. En gros, on peut aller très loin dans l’espace, mais pas se contrôler. Balancetonporc dans l’espace.

Ce roman comporte trois parties, et j’ai trouvé qu’il avançait très lentement, d’autant plus qu’à la fin de chaque chapitre, nous avons des explications scientifiques pour justifier les choix effectués par l’auteur, choix étayés par des connaissances scientifiques, mais aussi par ce qui a déjà été fait et écrit en matière de science-fiction. Alors, lire un chapitre, deux chapitres, trois chapitres de ce genre, pourquoi pas ? Voir la narration ainsi découpée m’a plutôt génée, et j’avais presque envie de les sauter, ces chapitres. Je vous rassure, je ne l’ai pas fait. Cependant, ce n’est pas la lecture de ce livre qui fera que je n’aime plus Star Trek – provoquer des émotions est important.

Trois parties, pour trois héroïnes, trois femmes. Au final, l’on en sait peu sur elles, sur leur vie quotidienne, leur entente ou leur mésentente. Sur les difficultés liées au renoncement, ou au renoncement imposé à leurs filles, leurs petites-filles : il faudra attendre d’être presque arrivé à destination pour faire naitre des garçons. Les hommes supporteraient-ils mal l’enfermement ? Difficile de trancher. Difficile aussi de s’attacher à des personnages qui ne font que passer, et dont la mort tient en une ligne dans le journal de bord. Je suis dure ? Oui. Finalement, c’est Ana qui m’a le plus touchée, par son humanité.

Livre lu ? Oui. Livre qui m’a émue ? Non.

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