Archive | 26 février 2022

Gardiens des cités perdues, tome 4 : Les invisibles de Shannon Messenger

édition Pocket – 555 pages

Présentation de l’éditeur :

Finis les cours à Foxfire et les messages mystérieux envoyés par le Cygne Noir, Sophie rejoint enfin l’organisation clandestine à l’origine de sa création ! Accompagnée de Fitz, Biana, Keefe et Dex, elle quitte les Cités perdues pour Florence, où se trouve le premier indice qui la mènera jusqu’au repaire du Cygne Noir. Là-bas, la jeune fille espère en apprendre plus sur elle-même, mais aussi sur les Invisibles, le groupe de rebelles qui cherche à déstabiliser le monde des elfes.
Entre l’étrange épidémie qui décime les gnomes, l’évasion de Prentice, prisonnier d’Exil, à préparer, et la menace grandissante des ogres, la jeune Télépathe va devoir s’appuyer sur ses amis et se retenir de foncer tête baissée vers le danger ! Surtout que si de nouveaux alliés apparaissent, des traîtres sortent aussi de l’ombre…

Mon avis :

Je commence à chroniquer la série de livres que j’ai lue par le tome 4 – j’ai chroniqué le 1 en 2019. Il se trouve qu’apprenant que je connaissais la série, une élève me les a gentiment prêtés. Merci à elle.

Elle m’avait d’ailleurs prévenue : ce tome 4 est émouvant. Je confirme. Sophie et ses amis sont devenus plus ou moins des hors-la-loi puisqu’ils ont rejoint l’organisation du Cygne Noir. Les dangers sont nombreux, les péripéties aussi, et Sophie ne s’attend pas aux épreuves qu’elle devra traverser – le lecteur non plus ! Le monde dans lequel elle évolue est loin d’être simple, et il ne faut pas s’attendre à ce que des solutions simples soient trouvés. Nous sommes dans un ouvrage young adult, plus que de littérature jeunesse, et tout ne sera pas bien qui finira bien, les combats ne se gagnent pas sans blesser, et les guerres, même « feutrées » vont souvent des victimes parmi les civiles.

Elle découvre aussi Exilium, le pendant de Foxfire, mais pour jeunes elfes qui ne rentrent pas dans le moule de la société si parfaite. Ce n’est pas tant que cette école est horrible qui pose souci, ce qui pose vraiment souci c’est que les elfes « si parfaits » se moquent éperdument des conditions de vie des elfes-moins-parfaits-que-les-autres et que les moyens manquent cruellement pour ceux qui y travaillent et enseignent. Ou comment ostraciser plutôt que d’aider, d’accompagner. Toute ressemblance avec des faits qui existeraient dans notre société humaine n’est sans doute pas fortuite. Sophie se découvre ainsi un autre combat : sortir de l’ombre ceux qui vivent à Exilium, parce qu’ils ont beaucoup à apporter à leur société.

Le coup de théâtre final est un nouveau coup pour Sophie. Quelles conséquences pour elle et les siens ? A découvrir dans le tome 5.

Au rendez-vous de la marquise de Jean Failler

édition du Palémon – 349 pages
Présentation de l’éditeur :
Retrouvez Mary Lester pour une nouvelle enquête à Notre-Dame-des-Landes…
Mary Lester est cette fois envoyée par son ami « Ludo », conseiller particulier à l’Élysée, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les conflits entre Zadistes et forces de l’ordre ont plus ou moins cessé, mais l’ombre malfaisante des terribles black blocs plane toujours et la lutte entre pratiquants de chasse à courre et extrémistes végans fait rage. Les attaques se multiplient.
Mary décide donc de rencontrer les différents protagonistes. Si elle reçoit un excellent accueil chez le comte de Morsac, qui va lui faire découvrir le monde tellement controversé de la chasse à courre, il n’en est pas de même à la Bergerie, ancienne ferme occupée par des activistes particulièrement agressifs. Mary va même ne devoir son salut qu’à sa fuite, et conclure que ce conflit ne la concerne pas.
Mais lorsque le corps du voyou qui l’a agressée est retrouvé, l’affaire prend une autre tournure et Mary n’aura d’autre choix que d’enquêter dans ce nid de guêpes.
Mon avis :
Je me plonge, me replonge dans les policiers français, et, ici, dans les enquêtes de Mary Lester, dont je vais enchaîner plusieurs tomes dans les semaines à venir. Il faut dire qu’un fil rouge relit ce tome à des enquêtes précédentes, et que le « fil rouge » trouvera sa conclusion, certainement, dans le ou les tomes suivants.
Mary Lester se trouve parachutée à Notre-Dame-des-Landes – entre les gilets jaunes et le Covid, l’on a un peu oublié tout ce qui s’est passé là-bas, les expropriations, le combat pour empêcher la création de l’aéroport, son abandon – mais des zadistes toujours là, et d’anciens propriétaires sont bien décidés à retrouver leurs biens, ce qui me semble tout à fait justifié. Un chantier, oui, mais pas vraiment celui qui était attendu.
A ceci s’ajoute le conflit entre les tenants de la chasse à courre et les vegans – ou ceux qui se prétendent tels. J’ouvre une parenthèse : je n’ai pas aimé l’image qui est donné des militants anti-chasse à courre. Je ne dis pas que de tels militants n’existent pas, je dis simplement que tous les vegans, tous les militants que je connais sont éminemment pacifistes. Je ne parlerai pas de ceux qui pratiquent la chasse à courre, il ne vaut mieux pas – surtout que ces « pratiquants » ne s’entendent guère avec les autres chasseurs du cru. Fin de la parenthèse. J’ai apprécié, par contre, que Mary Lester rappelle le sort des animaux de boucherie, qui est tout sauf appréciable, tout sauf bien traité.
Ceci fini, nous nous replongeons dans l’intrigue policière, parce que les hommes souffrent aussi – et les femmes encore plus. La police, la justice ? Pas toujours facile de s’adresser à elle. Et quand on le peut, ce n’est jamais qu’une affaire parmi d’autres. Pendant ce temps, il faut continuer à vivre, pour ne pas dire à survivre.
Ce n’est pas tant que la fin est ouverte, c’est qu’elle nous promet, dans un prochain tome, de terminer une affaire qui tient à coeur à Mary Lester.