Archive | 18 février 2022

Clue – Le braquage d’Oslo par Jorn Lier Horst

Présentation de l’éditeur :

Incroyable, le célèbre cambrioleur Levi Hildonen, qui a braqué la bijouterie d’Oslo, s’est évadé de prison ! La pièce maîtresse du vol, une horloge d’une valeur inestimable, n’a jamais été retrouvée. Il est temps pour le quatuor CLUE – Cecilia, Leo, Uriel et le chien Ego – d’enquêter. Car Hildonen est originaire de Skutebukta, la petite ville côtière où tous habitent. N’y aurait-il pas dissimulé son butin ? Bientôt les enfants découvrent un plan et une clé, qui les mènent au Phare de la Pointe…

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour leur confiance.

Mon avis :

Et si les meilleurs livres de littérature jeunesse étaient écrit par des auteurs qui écrivent aussi pour les adultes ?Oui, je sais, cela peut sembler un raccourci, et pourtant… Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce livre, c’est le fait de ne pas prendre le lecteur, quel que soit son âge, pour une buse, c’est le fait de traiter des sujets sérieux, et de faire que le danger est bien réel.

Nous sommes en juillet, et ce sont les vacances. Nous sommes en juillet et cela fait presque un an que la mère de Cécilia est morte. La police a conclu à un accident mais Cécilia ne cesse de se poser des questions, notamment les raisons qui font qu’elle ne portait pas la même robe quand elle est partie de l’hôtel (elle et son mari dirigent un hôtel) et quand son corps a été retrouvé quelques jours plus tard. De même, elle s’interroge sur des faits qui ont lieu dans l’hôtel, et non loin de l’hôtel, sur le comportement de certains pensionnaires – presque tout trouvera une explication à la fin.

La vie est rude, en Norvège ou ailleurs. Les enfants, ceux de cette génération, ceux des générations précédentes ne sont pas épargnés. Le pays non plus : les côtes, comme en France (je ne le savais pas) portent encore les stigmates de l’occupation allemande, avec ces bunker que l’on peut explorer – ou pas.

Cécilia et ses amis vont mener, à la fois pour résoudre l’affaire en cours et pour en savoir plus sur les derniers jours de la mère de Cécilia. Comme souvent dans les série jeunesse, j’ai pensé à la référence absolue en la matière, à savoir Le club des cinq – Urielb et son chien ne sont pas sans évoqués Claude et Dagobert.

Un livre très réussi.

 

Parler de Louise.

Ce n’est pas en lien avec le mois du polar.
Pourtant, j’ai envie de vous parler de Louise.
Je crois que je ne l’ai pas encore fait.
Je ne vous dirai pas son nom de famille.
Elle n’en avait pas.
Elle s’appelait simplement Louise, fille de l’hospice de Paris.
Je pense que Louise, comme beaucoup d’orpheline, a dû être placée à la campagne puisque c’est en Normandie qu’elle a eu un enfant, un fils.
Il n’a pas eu de père.
Je me dis qu’on épousait pas les « Louise fille de l’hospice de Paris ».
Du coup, à l’état civil, s’est posé un problème. Quel nom donner à François, fils de Louise ?
Eh bien Louise. Le prénom de sa mère est devenu son nom de famille.
Je ne sais ce qu’elle est devenue, je ne sais quand elle est morte, je sais simplement qu’elle a pu assister au mariage de son fils avec Céline, mon arrière-arrière-grande tante.