Archive | 12 février 2022

George Sand l’indomptée de Séverine Vidal

Présentation de l’éditeur :

Quand la jeune Aurore arrive chez sa grand-mère au château de Nohant avec ses parents et son petit frère, elle se sent immédiatement chez elle. Malgré les tensions entre sa grand-mère, Marie-Aurore Dupin de Francueil, et sa mère, fille d’un oiseleur, elle profite de la nature et se lie d’amitié avec les enfants du village voisin. Mais quand son père meurt brutalement d’une chute de cheval, les tensions s’exacerbent entre sa mère et sa grand-mère qui veut assurer son éducation. Aurore doit se construire. Son imagination est vive, elle aime écrire et elle rêve d’indépendance. Comment y accéder ?

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour leur confiance.

Mon avis :

George Sand, l’indomptée, est la preuve que l’on peut écrire une biographie à destination de jeunes lecteurs sans être niaise – et sans que cette biographie soit niaise. J’ai presque envie de dire « jeunes lecteurs sensibles s’abstenir », et certains me répondront certainement que les jeunes « en voient d’autres » à la télévision, dans les jeux video. Ceux qui liront la biographie de George Sand ne sont peut-être pas ceux qui passent dix heures par jour devant leurs ordinateurs. Il est des faits, dans la jeunesse d’Aurore, qui sont douloureux, des faits (la mort de son petit frère, celle de son père) auxquels des adolescents ont pu être confrontés. Je préfère toujours prévenir. Et peut-être certains ont arrêté de lire mon avis à ses mots  – mais écrire une biographie ne signifie pas non plus passer des faits essentiels, fondateurs, sous silence.

J’ai aimé la richesse de cette biographie. Richesse des faits racontés, richesse de la langue, de la description, qui font d’Aurore une enfant, une adolescente, une jeune adulte, une jeune mariée et mère vivante. Ce livre retrace également une époque, celle de l’épopée napoléonienne, celle qui vit la restauration, puis la révolution de 1830, avant de voir à nouveau un roi sur le trône, une époque où les femmes étaient des mineures pour toujours, et où il fallait bien du courage, de la force pour parvenir à s’émanciper.

Une belle oeuvre.

Wang chat-tigre de Bernard Clavel

Présentation de l’éditeur :

Wang est un adorable chat tigré, mais son maître le trouve trop petit. Le vétérinaire propose donc de lui donner des fortifiants. Wang s’empresse d’avaler toute la boîte. Le lendemain, il se réveille transformé en tigre, très joueur mais un peu encombrant! Attention: un félin peut en cacher un autre!

Mon avis :

Je n’avais pas lu de livre de Bernard Clavel depuis … 1990 (si, si, j’ai vérifié l’année de sortie du livre que j’ai lu). Pour me replonger dans l’oeuvre de cet auteur, j’ai choisi un livre de littérature jeunesse.

Il est court (62 pages). Il met en scène monsieur et madame Pintard. Lui, chef de gare à la retraite, a des ambitions pour chat, qu’il veut aussi grand que lui. Scoop : monsieur Pintard ne l’est pas tant que cela mais il se sent très important. Aussi va-t-il chez son vétérinaire pour trouver un moyen de faire grossir son chat, et ce moyen sera un fortifiant. Zas ! Tel Galopin mangeant le quart de son poids en croquettes voici cinq ans, Wang mangera tout le flacon de fortifiant, ce qui aura des effets secondaires assez conséquents. Heureusement, Wang est gentil, très gentil, sinon, les conséquences auraient pu être funestes pour ses maitres.

J’ai senti aussi à la lecture de ce livre quelques coups de griffes envers la publicité, ou comment se faire de l’argent grâce aux autres. Tout le monde n’a pas envie d’être une star, aujourd’hui comme hier.

Une jolie lecture.