Archive | 19 janvier 2022

Cachée Les souvenirs d’enfance d’un des derniers témoins de la Shoah par Sylvie Benilouz

Présentation de l’éditeur :

Sylvie Zalamansky a tout juste cinq ans lorsque la Seconde Guerre mondiale est déclarée. Ses parents, tous les deux juifs, décident de quitter Paris afin de se réfugier dans la Drôme, en zone libre. Son père se fera arrêter en 1943. Sylvie, sa mère et son frère vivront alors cachés, grâce à l’aide de personnes exceptionnelles, jusqu’à la Libération. Elle raconte la façon dont cette expérience est vécue par une très petite fille dont la vie tout à fait normale s’effondre du jour au lendemain, remplacée par un quotidien de clandestinité, puis une vie marquée, par une quasi amnésie après-guerre et une prise de conscience progressive, un retour des souvenirs et du besoin de témoigner. Soixante-quinze ans plus tard, alors que les derniers survivants disparaissent, Sylvie a senti qu’elle devait prendre la parole et exposer ses blessures afin que cela ne se reproduise plus jamais.

Merci aux éditions Elidia et à netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

L’urgence de témoigner, à nouveau, parce que les survivants disparaissent, les uns après les autres, parce qu’ils se rendent compte à quel point il est important de transmettre ce qui a été vécu, pour ne pas oublier.

Se souvenir de ceux qui ont œuvré pour le bien, peu importe pour quelles raisons, qu’ils ne croient pas en Dieu, qu’ils croient en Dieu, peu importe à quelle religion ils appartenaient : catholiques et protestants œuvrèrent pour sauver des hommes, des femmes, des enfants, Sylvie et son petit frère étaient de ceux-là.

Se souvenir des noms de ces justes, bien plus importants que les noms de ceux que certaines personnes veulent à tout prix réhabiliter. Je citerai donc Marguerite Soubeyran, Catherine Kraft, l’abbé Grégoire Magnet, Marcel et Colette Arsac. Se souvenir de ces hommes, ces femmes, qui agirent pour que d’autres êtres humains vivent, tout simplement, vivent le plus normalement possible bien que chaque jour, leur vie était menacée.

Se souvenir aussi de ce que c’était qu’avoir cinq ans et de fuir sur les routes, avec son petit frère et ses parents, d’attendre, après la guerre, le retour de son père, père qui n’est pas revenu. Se souvenir d’avoir été sauvé, pour tous ceux qui ne l’ont pas été.

Je terminerai par une citation :

Il faut respecter autrui et les religions, tant qu’elles n’attisent pas la haine. Il est important d’avoir une certaine ouverture d’esprit et de se souvenir que la bienveillance existe dans toutes les nations de toutes races, couleurs et religions. Il y avait des nazis, mais il y avait aussi des Allemands antifascistes.
En France, beaucoup ont pris des risques, parfois au péril de leur vie, pour faire tomber la folie nazie. C’est grâce à ce militantisme et une certaine bienveillance que les trois quarts des juifs de France ont pu être sauvés dans ce pays.