Archive | 10 janvier 2022

Reine rouge de Juan Gomez-Jurado

Présentation de l’éditeur :

Antonia Scott est spéciale. Très spéciale.
Elle n’est ni flic ni criminologue. Elle n’a jamais porté d’arme ni d’insigne, et pourtant, elle a résolu des dizaines d’affaires criminelles.
Avant de tout arrêter. Depuis un tragique accident, Antonia se terre dans un appartement vide et n’aspire qu’à une chose : qu’on lui fiche la paix.
C’était compter sans l’inspecteur Jon Gutiérrez. Missionné pour lui faire reprendre du service, il parvient à la convaincre d’étudier un dernier dossier, celui d’un assassin sans scrupule qui s’en prend aux héritiers des plus grandes fortunes d’Espagne. Sa particularité ? L’homme ne semble motivé ni par l’appât du gain, ni par le plaisir de tuer.
Un cas complexe auquel la police madrilène n’entend rien.
En un mot, le terrain de jeu favori d’Antonia Scott.

Mon avis :

Faites comme moi : ne lisez pas le quatrième de couverture. Je me suis simplement laissée porter par trois choses : le titre (la couleur rouge dans un titre me parle toujours), le genre et la nationalité de l’auteur. Il précise à la fin qu’il ne veut surtout pas lire un avis dans lequel on parlerait, on « spoilerait » le dénouement. Je ne le ferai pas, je dirai simplement que je l’ai lu, ce qui est la moindre des choses quand on commente un livre.

J’ai aimé, tout d’abord, le personnage de Jon Gutiérrez. Il est policier. Il est gay. Il est monogame, autant dire que sa vie amoureuse n’est pas des plus trépidantes. Il aime beaucoup sa maman et la cuisine de sa maman. Il a « merdé » dans son métier, comme d’autres avant lui, si ce n’est qu’il s’est fait prendre. Il n’y a pas mort d’hommes, je vous rassure, c’est simplement sa carrière qui est fichu. On lui offre cependant une planche de salut : faire reprendre du service à Antonia pour une affaire qui ne pourra que l’intéresser. Va-t-il y parvenir ? Oui. Sinon, le roman tournerait vite court.

J’ai aimé le personnage d’Antonia – brisée, il faut bien le dire. Elle consacre son existence au strict nécessaire, ni plus, ni moins. Et pourtant, elle vit « avec ».

J’ai aimé lire ce livre, tout simplement, j’ai aimé le temps que j’ai passé en compagnie de Jon, mon personnage préféré, mais aussi Antonia, qui en a beaucoup trop vu. Oui, elle a résolu des dizaines d’affaires criminelles, et, comme si elle était un être de chair et de sang, j’ai envie de lui souhaiter d’en résoudre encore des dizaines d’autres parce qu’elle accomplit sa tâche jusqu’au bout, pour les victimes avant tout, celles qui sont mortes, mais aussi celles qui ont été blessées, et celles dont on pourra empêcher la mort parce que le tueur aura été mis hors d’état de nuire. J’ai aimé les rebondissements que contiennent ce récit qui a su me surprendre jusqu’au bout.

Une réussite.