Archive | 9 janvier 2022

L’incendiaire joue avec le feu

édition du Palémon – 224 pages

Présentation de l’éditeur :

La banlieue brûle. René fait partie des victimes et ne compte pas rester sur le côté. Le commissaire Saint Antoine souffle sur les braises pendant que sa hiérarchie le laisse mijoter à petit feu. Toutes les polices du pays sont sur les charbons ardents. Momo et moi, on suit le mouvement tant bien que mal, au gré du vent qui attise les flammes. Et quand je vous aurai dit que même les services secrets nationaux se mettent à danser autour du bûcher, vous saisirez l’ambiance.
D’ici que la Seine s’embrase… Manque plus que Jeanne d’Arc en qualité de consultante ! Un conseil : ne perdez pas de vue votre extincteur en lisant ce brûlot. Après on s’étonne que la planète se réchauffe. Quelle époque !

Mon avis :

Le livre commence comme une catastrophe, parce que s’en est une ! Quelqu’un a mis le feu à la maison de René en pleine nuit – et non, ce n’était pas un accident ! Heureusement, il était réveillé (comme quoi, aller aux toilettes la nuit peut avoir des avantages) et il est sauf – seule Paulette, sa compagne a été légèrement blessée, l’on saura pourquoi en fin de volume. Non, ce n’est pas la faute de René, qui l’a sauvée. Non, ce n’est pas lui qui a mis le feu à sa maison – et pour quelles raisons l’aurait-il fait ? Toucher l’assurance ? Trucider sa nouvelle compagne ? Ah, franchement, les policiers en ont, des idées tordues ! Non, je ne parle pas de Saint-Antoine, ni de Vanessa, non, je parle de ceux qui sont chargés de l’enquête, et qui vont passer des moments détonants pendant l’interrogatoire de René. Il est des questions qu’ils n’auraient franchement pas dû poser, eu égard aux réponses qu’ils ont reçues.

Un second incendie survient, et là, il a tourné à la tragédie, une famille entière a été tuée, des enfants à la grand-mère en passant par le chien. Coïncidence ? Non, c’est le même produit qui a été utilisé à chaque fois, un produit qu’il est très difficile de se procurer sauf si… l’on fait partie des bons services, l’on travaille au bon endroit. Enquêter permet de découvrir des choses qu’il n’était absolument pas prévu de découvrir.

Le dénouement ? Il fallait y penser, ou plutôt, il fallait vraiment que les enquêteurs y pensent, tant le coupable présumé (restons dans le politiquement correct) a eu l’esprit tortueux. Oui, je spoile un peu le dénouement – mais mettre le feu à des maisons n’était pas le signe d’un esprit qui « fonctionne » bien !