La péniche rouge d’Henry de Golen

édition Oxymoron – 106 pages.

Présentation de l’éditeur :

Près de La Ferté-sous-Jouarre est repêché le corps d’une sage-femme ayant séjourné plusieurs jours dans la Marne. La victime a été jetée à l’eau après avoir reçu deux coups qui lui ont fracassé le crâne… Le brigadier PONCET, dépêché par la Police Judiciaire de Paris, est chargé de reprendre l’enquête du juge d’instruction de Meaux. Tout laisse à penser que la défunte a ouvert sa porte à son assassin et l’a ensuite suivi jusque sur les berges de la rivière avant d’y être agressée. PONCET apprend qu’une péniche ancrée dans le coin ces derniers temps a appareillé la nuit du crime. À bord, des mariniers à mines patibulaires et une femme enceinte…

Mon avis :

Ah, qu’il est agaçant, ce brigadier Poncet ! Certes, il a eu beaucoup de succès dans le passé (qui ne sont pas racontés dans un autre opus, du moins je ne le crois pas, celui-ci étant le premier de la série), mais cela ne l’autorise pas à penser autant de mal de…. eh bien, de la province !

« Sale province ! Ils pourraient faire leurs enquêtes eux-mêmes ! ».

Heureusement, le juge d’instruction de Meaux ne manque pas d’ironiser sur la situation, même s’il est bien forcé de s’incliner :

« ces messieurs de la Police judiciaire de Paris ont une haute idée de leur valeur, et quand, par hasard, nous autres, pauvres magistrats de province, avons besoin de faire appel à leur précieux concours, ils savent nous le faire payer le plus haut prix. Mais, vous avez promis ; c’est entendu. »

Voici donc Poncet en train d’enquêter à Meaux sur une affaire que certains pensent déjà pliée : une sage-femme a été assassinée. Elle était une femme sans histoire, en apparence, et si elle est sortie en plein milieu de la nuit, cela ne peut être que pour une raison simple : apporter des soins à une jeune femme sur le point d’accoucher. Or, le corps de la victime a été retrouvé sur les bords de la Marne, là où une péniche venait tout juste de partir. Bien sûr, l’épouse du marinier était enceinte d’au moins huit mois. Les coupables sont tout trouvés !

Ce n’est pas l’avis du brigadier, pour lui, tout est trop facile, trop simple, comme si le travail avait été vraiment mâché – comme si les coupables avaient saisi les bonnes circonstances pour accomplir leurs forfaits. Son enquête l’emmène tout droit vers le passé de la victime, qui n’est pas aussi lisse qu’on voulait bien le croire. Et l’arrestation du coupable… Oui, elle aura lieu, mais elle prendra plus de temps que l’on pouvait s’y attendre dans un court roman.

Nous en découvrons aussi un peu plus sur le passé de Poncet. Contrairement à d’autres enquêteurs, il n’est pas célibataire, c’est même au cours d’une de ses précédentes enquêtes qu’il a rencontré Lucienne, sa « petite femme ». Ils sont toujours aussi amoureux l’un de l’autre. Ils ont cependant un regret : ne pas avoir eu d’enfants. Ce fait m’a rappelé le commissaire Maigret et sa femme, autre archétype du couple uni sans enfants – l’on oublie souvent qu’ils ont eu une petite fille qui n’a pas vécu.

Pour en revenir à la péniche rouge, le récit fut agréable et facile à lire. Que demander de plus, finalement, pour ces fascicules qui n’avaient d’autres buts que le divertissement de ses lecteurs ?

 

 

Une réflexion sur “La péniche rouge d’Henry de Golen

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