Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin

Présentation de l’éditeur :

Max-le-Menteur pensait se classer parmi les hommes de poids du milieu des malfrats parisiens. Il ne lui manquait pas grand chose. Mais l’assassinat de Fredo vient tout remettre en cause. Qui a tué ce chef de bande ? Riton, son ennemi héréditaire, et meilleur ami de Max ? En son absence, c’est ce que tout le monde croit. Et pour les lieutenants de Fredo, la vengeance va être simple : tuer Max. Entre la police qui cherche Riton et les tueurs fous à ses trousses, Max n’aura pas une minute à lui.

Mon avis :

Fredo n’est pas doué, mais alors là, pas du tout. Qu’il veuille tuer le chef de la bande rivale, passe encore, chaque truand fait ce qu’il veut de sa vie de truande. Qu’il le clame haute et fort peut être très dangereux pour la santé, surtout pour la sienne, puisque c’est lui que l’on retrouvera, singulièrement refroidi. Riton se retrouve être le principal suspect, lui, ou quelqu’un de sa bande, comme Max-le-Menteur, généreux narrateur de cette histoire.

J’admets avoir eu du mal à lire ce livre. J’ai même dû revenir plusieurs fois en arrière, parce que je me perdais, à cause de l’utilisation de l’argot. Le lexique en fin de livre ne m’a pas tant aidé que cela, d’abord parce que je devais constamment m’y référer, ensuite parce que tous les termes n’y étaient pas. J’aurai préféré des notes de bas de pages, même si certains trouvent que le récit s’en trouve alourdi. Je me suis tant égaré !

Max-le-menteur est un truand qui vit et exerce ses activités dans des quartiers parisiens que je parcourais avant – avant la pandémie. Il aspire à retrouver une vie tranquille, ce n’est pas vraiment possible avec tous ces truands qui veulent lui faire la peau. Les femmes ? Elles en prennent toutes pour leur grade, elles qui ne savent pas se taire, ne méritent que des aller-retours, et encore. La plupart exercent ou ont exercé le plus vieux métier du monde. Truands et misogynes sont synonymes. Les termes racistes, homophobes ? Ils sont là eux aussi – c’était l’époque qui voulait cela, simple constat.

Avec tout ceci, j’en oublie totalement l’intrigue, puisque j’ai vraiment eu du mal à la suivre. Il est question de malfrats, de violence, de vengeance et de grisbi. Pas facile d’être un truand vieillissant. Pas facile d’être un truand jeune, parce que l’on ne sera peut-être jamais un truand « vieux ». Pas facile d’avoir de l’argent quand on a grandi dans un milieu qui n’en avait pas. Plaignez Max le menteur, qui va peut-être se retirer des affaires après tous les événements survenus dans ce roman – n’étaient les deux suites, dont l’adaptation cinématographique de la troisième est très connue (les tontons flingueurs).

10 réflexions sur “Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin

  1. Il m’est tombé des mains car, malgré mon argot pas si mal que ça, je n’ai pigé que pouic la plupart du temps ! Je possède un dictionnaire d’argot, mais les enfoirés qui l’ont conçu ne l’ont fait que dans un sens : français/argot et pas dans l’autre sens, ce qui fait qu’il ne m’a servi à rien !

  2. Pingback: Mon second bilan personnel thriller et polar | deslivresetsharon

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