Archive | 18 octobre 2021

Sarah Deraly, tome 2 : Accro de Michelle Rowen

Présentation de l’éditeur :

Je m’appelle Sarah Dearly et j’ai de gros problèmes.
Le mois dernier, j ai été transformée en vampire.
Et il se pourrait bien que je sois à l origine d une guerre entre les paisibles buveurs de sang et une bande de chasseurs sociopathes qui m a surnommée la Tueuse des Tueurs. J’en ai assez ! J’en peux plus.
Il y a un moment où une vampire doit prendre sa vie en main pour obtenir ce qu’elle veut.
Et dès que j’aurai trouvé, c’est exactement ce que je ferai…

Mon avis :

Sarah a de gros problèmes, et je ne parle pas seulement du fait qu’elle ne peut plus rien manger depuis qu’elle a été transformée en vampire. Elle et Thierry ont eu beau passer des moments merveilleux au Mexique, rien n’est acquis entre eux. Ce n’est pas la faute de Sarah, qui est sûre d’elle, non, Thierry, du haut de son expérience de vampire de presque six cents ans, sait à quel point il n’est pas facile de vivre avec lui, pour des raisons qui seront partiellement explicitées dans ce second tome. De plus, il semblerait que des chasseurs de vampire aient décidé de tuer Sarah – de façon fortement définitive, cette fois-ci. Elle ne devra sa survie qu’au loup-garou qu’elle héberge chez elle (pour l’instant, il semble coincé sous sa forme de loup) et qui, ressentant un besoin pressant, a demandé à prendre l’air, juste avant que l’appartement n’explose – ce qui aurait tué tout le monde, loup comme vampire.
Bit-lit ? Oui et non. Pour moi, ce roman se rapproche plus du genre de la romance, avec quelques clichés – pour ne pas dire une belle brouette de clichés, pour peu que l’on ne soit pas très généreux avec Sarah. Elle aime Thierry, il l’aime, il paie même des gardes du corps pour la protéger, il l’aime tant qu’il veut même partir, s’éloigner pour qu’il ne représente plus un danger pour elle. C’est beau, non ? Non. Prendre la fuite et croisez les doigts pour qu’il n’arrive rien à la femme que l’on aime, c’est moyen. Surtout que c’est Sarah, entre deux soucis personnels et professionnels, qui devra :
– démêler quelques-uns des problèmes qui se posent à eux ;
– sauver la vie de Thierry.
Moralité : on peut avoir plus de six cents ans et être abominablement naïf. Sarah l’est, elle a une excuse, elle est une vampire débutante ! On lui a fait porter des vêtements trop grands pour elle. Etre une vampire, c’est déjà être une cible, alors être une tueuse de tueurs de vampires, n’en parlons même pas. Puis, à force de fuir – cela ne lui arrive pas souvent, mais cela lui arrive tout de même – Thierry en a oublié que, par moment, il fallait aussi régler les comptes avec le passé – avec son passé. Et ne pas mentir, ne pas se mentir. C’est un vaste sujet, un vaste cliché que celui de l’homme « chevaleresque », et il serait bon de le déboulonner une fois pour toute, et de montrer la part de lâcheté qu’elle contient.
Sarah a de l’humour, heureusement, et cela apporte un peu d’originalité à cette intrigue. Sont introduits aussi deux nouveaux personnages, que l’on retrouvera sans doute dans la suite, que je n’ai pas très envie de lire. Oui, la saga Sarah Dearly est distrayante, j’ai sorti de ma PAL les deux titres que je possédais et qui y dormaient depuis neuf ans, je n’irai pas plus loin.