Paris sous la terre par Solange Bied-Charreton

Présentation de l’éditeur :

Avec ce carnet de choses vues, Solange Bied -Charreton nous plonge dans l’univers du métro : l’histoire d’une ligne, la construction de son tracé, les couleurs, la lumière, les usagers qui la fréquentent ou les événements qui s’y produisent… L’auteur s’attache au moindre détail et, dans une perspective d’épuisement du réel, dessine l’humeur d’un monde souterrain secret mais accessible. Une balade poétique au coeur du métro parisien qui en révèle l’originalité, le tragique, mais aussi le charme. Car « chaque voyage sera toujours autre chose que le précédent. Et il y aura encore tant à dire et à voir, à décrire, à rendre par l’écrit. Alors redescendons dans le métro et puis recommençons. »

Mon avis :

Ne vous attendez pas à lire ici un livre où l’on vous expliquerait doctement et pesamment l’origine de chaque ligne de chaque station de métro. Non. Ce n’est pas du tout le style qui est adopté dans ce livre. Oui, l’on parlera des lignes, des stations, de leur couleur, du devenir de leur aménagement aussi. L’on parlera aussi du passé de ces lignes, pas si révolu que cela, ce passé qui laisse encore des traces sur les murs, sous forme d’anciennes réclames publicitaires, ce passé dans lequel s’inscrivent les souvenirs de l’autrice.

L’on parlera des lignes, mais l’on parlera surtout des personnes qui les empruntent, ces fameux usagers qui vont et viennent, entre transhumances du matin et affluence du soir, avec au milieu, les heures creuses, toutes ces personnes que l’on croise, soit en ne faisant jamais attention à elles, soit en leur prêtant telle ou telle vie, selon l’heure à laquelle elles ont été croisées, la ligne qu’elles ont empruntée, la station à laquelle elles sont descendues.

Il est question aussi des incidents, des accidents qui ont pu avoir lieu sur ces lignes, dont les « accidents de personne » qui portent si mal leur nom. Le témoignage d’un conducteur de métro est à ce sujet éclairant, rappelant le traumatisme qu’ils provoquent. Un meilleur terme reste à trouver, ou bien, comme sur certaines lignes déjà, un moyen de les empêcher.

Oui, c’est bien Paris sous la terre qui nous est amener à voir et à découvrir dans ce livre, ce Paris où l’on ne fait que passer, ce Paris qui a parfois servi de décor pour des films, ce Paris où, comme à la surface, certains tentent de survivre.

Merci à Netgalley et aux éditions Elidia pour ce partenariat.

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