Archive | 22 août 2021

La mer Noire dans les Grands Lacs Annie Lulu

Présentation de l’éditeur :

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi. Ce sera le point de départ d’un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l’amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s’adresse cette vibrante histoire d’exil intérieur, de déracinement et de résurrection.

Merci aux éditions Julliard et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Je dis parfois, en chroniquant un livre, que ce n’était pas le bon moment, pour lui, pour moi. Pour celui-ci, je pense que cela n’aurait été jamais le moment, mais comme j’ai reçu ce livre en partenariat, je me dois de rédiger un avis, du moins d’essayer.

Dès les premières pages, j’ai eu du mal avec la langue, le style pour mieux dire. J’ai eu l’impression que l’autrice ne cherchait pas le mot le plus juste pour exprimer ce qu’elle avait à dire, mais le mot le plus rare, le plus précieux. Soit. Je me suis donc mise rapidement à distance de ce récit, dont l’écriture était parfois trop enrubannée pour me toucher. Cela n’a pas toujours été le cas, parce qu’à d’autres moments du récit, l’écriture est percutante, sans fioriture inutile. Je’ pense notamment à tous les événements qui se déroulent au Congo, et c’est aussi un choc de découvrir, à la fin du livre, qu’elle s’est inspiré d’un personnage réel pour le destin d’un des protagonistes du récit.

En lisant la biographie de l’autrice, je me suis aussi demandé quelle était la part d’autobiographie dans ce récit. Difficile à dire. La mer Noire dans les Grands Lacs est un livre très riche, c’est certain, qui comporte des réflexions totalement à contre-courant de notre point de vue d’occidental (voir, par exemple, le point de vue que la narratrice exprime sur la pilule contraceptive). Il est riche, oui, mais il comporte aussi des redites, des longueurs, qui elles aussi m’ont empêchée d’entrer totalement dans ce texte.

Un livre qui n’était pas du tout pour moi.