Archive | 19 août 2021

L’Éveil des sorcières, tome 1 : L’Apprentissage de Nora par Cordélia

La dame d’Argile de Christiana Moreau

Présentation de l’éditeur :

Sabrina est restauratrice au musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle vient de perdre sa grand-mère, Angela, et a découvert, dans la maison de celle-ci, une magnifique sculpture en argile représentant un buste féminin, signée de la main de Costanza Marsiato. Le modèle n’est autre que Simonetta Vespucci, qui a illuminé le quattrocento italien de sa grande beauté et inspiré les artistes les plus renommés de son temps.
Qui était cette mystérieuse Costanza, sculptrice méconnue ? Comment Angela, Italienne d’origine modeste contrainte d’émigrer en Belgique après la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle pu se retrouver en possession d’une telle œuvre ? Sabrina décide de partir à Florence pour en savoir plus. Une quête des origines sur la terre de ses ancêtres qui l’appelle plus fortement que jamais…
Dans ce roman d’une grande sensibilité, le fabuleux talent de conteuse de Christiana Moreau fait s’entremêler avec habileté les voix, les époques et les lieux, et donne à ces quatre destins de femmes un éclat flamboyant.

Mon avis :

Parfois, il faut dire « stop ». Ne plus me creuser la tête pour chercher des raisons pour aimer un roman que tout le monde a apprécié (voir les avis sur Babelio) alors que ce n’est pas mon cas.
C’est un partenariat. C’est un livre d’une autrice dont j’ai apprécié les deux précédents romans, le premier fut même un coup de coeur. Pourtant, j’ai failli ne pas poursuivre ma lecture après le premier chapitre. La cause ? Le personnage principal de la première partie. Je n’ai ressenti aucune affinité avec elle, elle qui appelle son ex et, quand il sonne à la porte, passe un temps fou à se regarder dans la glace (ce qui nous vaut une description de son personnage) puis à se maquiller. J’ai eu l’impression, en lisant son portrait, en lisant tous ses préparatifs, ses états d’âme, de perdre du temps au lieu de me plonger dans le récit. Oui, l’histoire d’amour de Sabrina, son histoire, ne m’aura que peu intéressée. Ce n’est pas parce que je suis une femme que j’apprécie l’auto-apitoiement, ou les virées en décapotable à Florence. Sabrina enquête et fait du tourisme (oui, j’exagère un peu), et j’ai parfois eu l’impression que sa quête passait au second plan (et je ne suis pas du tout fan de Stendhal).
Et quelle est sa quête ? Identifier l’artiste qui a sculpté un buste en possession de sa grand-mère. Artiste est un mot pratique, il n’indique pas que c’est une femme qui a sculpté ce buste. Or, à l’époque où le buste a été crée, il était impossible pour une femme d’être sculptrice. Qui était donc cette femme qui a signé son oeuvre de son nom ? Pour le modèle, par contre, c’est un peu plus simple. Simonetta Vespucci a inspiré Boticelli. Simonetta comme Costanza auront droit à des chapitres qui respecteront leur point de vue et nous ferons découvrir leur vie, .
Il reste Angela, la grand-mère de Sabrina. Il ne lui reste finalement pas beaucoup de place dans ce roman, alors que j’aurai vraiment aimé qu’il en soit autrement. Elle fait partie de ses femmes dont on ne parle pas, ces femmes qui ont rejoint leurs maris, italiens, partis travailler en Belgique après la seconde guerre mondiale. Une femme suit son mari, personne ou presque n’y trouve rien à redire. Et elle, qu’en pense-t-elle, comment vit-elle ce déracinement, le fait d’élever son enfant dans un pays qui n’est pas le sien ? On n’en parle pas, ou peu. J’aurai aimé qu’un roman entier soit consacré à ses femmes qui sont restées dans l’ombre de l’Histoire et de leur histoire.
En lisant (laborieusement) ce roman polyphonique, je me suis dit que ce n’était pas forcément une bonne idée de multiplier ainsi les époques, les points de vue. Le récit n’a pas pris avec moi. Tant pis. Ce sera pour une autre fois.
Merci aux éditions Préludes et à netgalley pour ce partenariat.

 

Un peu de musique – 19 août 2021

Bonjour à tous

Je ne suis plus fan de chanteurs en particulier, il faut dire que les chanteurs dont j’étais fan absolument sont tous décédés. Par contre, je suis toujours sensible à des chansons, des textes, des musiques, des voix. Les deux chansons suivantes, je les ai découvertes en même temps, c’est pour cela que je les présente en même temps, comme un coup de coeur musical commun.

Tout d’abord, Louane et Aimer à mort.

Puis Tatoué d’Ycare.

Bon jeudi à tous.