Archive | 17 août 2021

Mariage à la campagne de Katie Fjorde

Présentation de l’éditeur :

Vous rêvez d’un mariage à l’anglaise : dentelles, cottages romantiques et fleurs à profusion ? Bienvenue dans le délicieux petit village de Chippingford. Beth et Rachel, deux citadines, viennent de s’y installer. À peine ont-elles rencontré Lindy, que les trois jeunes femmes décident de s’associer pour lancer une entreprise de mariages branchés et pas chers. Leur première mission n’est pas des moindres : organiser le mariage de la soeur de Beth… Tous les habitants du village s’en mêlent, et Cupidon est aussi de la partie !

Mon avis :

Ce roman est à réserver à toutes les fans de romance pure et dure. Elle est en effet très classique, très prévisible, jusque dans les personnages principaux. J’ai l’impression, à force de lire des romances contemporaines (oui, je sais, je n’en lis pas tant que cela) que ces récits comportent toujours trois héroïnes, trois amies, ou du moins trois jeunes femmes suffisamment proches pour qu’elles participent à des intrigues proches.

Je trouve que le titre anglais « A vintage weeding » était plus parlant, peut-être était-il déjà pris en français. C’est en effet l’aspect « vintage » des mariages qui est important, plus encore que le fait qu’ils se déroulent à la campagne. Beth, Rachel et Lindy associent leurs talents pour créer une société qui organise des mariages pas cher (ce qui ne signifie pas « au rabais ») et nous les suivons, dans leur vie professionnelle et dans leur vie personnelle. Je ne me suis attachée à aucune de ces personnages, je dirai même que l’une d’entre elles, Rachel, m’a passablement agacée, non parce qu’elle est une maniaque du rangement et du nettoyage à un degré extrême, mais parce qu’elle laisse un homme, dont le comportement fait presque penser à un harceleur, s’immiscer dans sa vie alors qu’elle lui avait dit « non » à plusieurs reprises. Certains diront qu’il a bien fait d’insister, puisqu’elle a fini par lui dire « oui », et qu’elle est très heureuse avec lui. Cet aspect me dérange, justement, montrant qu’il suffit pour un homme d’insister pour obtenir ce qu’il veut – et tant pis si l’héroïne disait non et qu’il finit pr lui imposer ses choix, dans plusieurs domaines. Je ne pense pas non plus que l’autrice se soit posé ce genre de question. Moi si, parce que cela a l’air de dire qu’un homme, même si de prime abord il ne semble pas rempli de qualités, prend de meilleures décisions qu’une femme pour cette femme.

Les deux autres personnages sont tout aussi « classiques ». Lindy a 23 ans, elle est divorcée, elle a deux fils, et un ex-mari qui, comme beaucoup d’ex-maris dans les romans ou dans la vie, se désintéresse de ses enfants. Elle doit mener de front vie familiale, aidée par ses parents, vie personnelle et vie professionnelle. Ne pas rester célibataire est une chose, elle sait cependant ce que cela signifierait pour ses fils : avoir un beau-père, ce qui ne sera pas forcément facile pour eux. C’est une question intéressante qui est soulevée ici – la place du beau-père dans une vie de famille. Elle n’est certes pas développée à l’extrême, au moins, elle est posée, avoir un beau-père, être un beau-père ne sont pas des évidences.

Reste Beth, celle qui a voulu en premier changé de vie, changement de vie symbolisé comme souvent par un changement de coupe de cheveux (cliché quand tu nous tiens). Elle organise le mariage de sa soeur, tente de se défaire de l’emprise de sa mère, qui veut toujours tout régenter, dans les moindres détails. J’admets qu’elle est LE personnage dont je me souviens le moins en rédigeant cet avis, alors que je me souviens de Viviane, qui n’apparaît pourtant qu’à la moitié du roman. Il faut dire que je comprends Viviane sur certains points. Penser à acheter une robe de mariée au dernier moment, ce n’est pas prudent. Dire que la salle qui a été réservée ne pourra pas être utilisée, parce que la priorité est donner à quelqu’un d’autres, c’est plus que cavalier à mes yeux. Les organisatrices auront beau répéter comme un mantra que « c’est la cérémonie qui compte, pas la noce ! » p. 459, je suggère dans ce cas de faire de plus grosses économies encore en organisant une simple cérémonie sans s’encombrer de tous les détails qui occupent des pages set des pages de ce livre. Oui, si elles avaient agi ainsi, en étant logiques jusqu’au bout, il n’y aurait pas de société « Mariages vintage ».

Ce n’est pas un livre désagréable. C’est simplement un livre qui ne sort pas de l’ordinaire.