Archive | 3 août 2021

Mercredi, c’est papi de Laurent Simon et d’Emmanuel Bourdier

édition Flammarion Jeunesse – 96 pages

Présentation de l’éditeur :

« Le mercredi après-midi, c’est chez papi et mamie, et c’est un peu l’enfer aussi.
Il n’y a pas Internet, et seulement trois BD un peu moisies.
– Je m’ennuie.
– Mais non mon roudoudou. On ne s’ennuie jamais à ton âge. Va voir papi.
– Non. Papi, il est aux fraises.
– Pas du tout ! Il est aux haricots. Va le voir, ça lui fera plaisir.
Papi est bien aux fraises. Etre aux fraises, c’est perdre la boule, avoir des courants d’air entre les deux oreilles, yoyoter du citron. »
Et pourtant pour Simon, le mercredi avec papi va devenir immanquable !

Mon avis :

C’est un très joli livre que celui-ci, non seulement par le récit qu’il raconte, mais aussi par sa fin, qui laisse à entendre : « maintenant, c’est à toi de raconter des histoires. »

Chez ses grands-parents, qui le gardent tous les mercredis après-midi, Simon s’ennuie, à point qu’il est difficile d’imaginer. Pas d’internet, pas même de télévision. Quant aux bandes dessinées, comment dire ? Simon n’est pas fan de Bécassine. Aller voir son grand-père ? Euuuuuuuuuuuuh. Disons que le grand-père en question perd un peu la tête, il n’a pas tout à fait la vivacité d’esprit de son petit-fils, ni la capacité de jouer avec les mots de la grand-mère – qui, rappelons-le, est aussi sa femme avant d’être une grand-mère ! Simon le dit très bien lui-même :

« C’était quoi papi avant d’être papi ? »

C’est ce que papi va lui raconter. Ou plutôt, chaque mercredi, il lui donnera une nouvelle version de son passé, inventant à chaque fois des aventures rocambolesques pour les oublier aussitôt. Simon ne va plus du tout s’ennuyer avec son grand-père ! Et même…. Mais j’en ai déjà beaucoup dire.

Mercredi c’est papi est une histoire à la fois tendre et drôle, qui n’oublie ni les aléas de la vie, ni que la fin peut aussi être heureuse.

 

Le passeur de fantômes, tome 5 : Le train fantôme de Johan Heliot et Alain Grousset

Présentation de l’éditeur :

Malo, son amie médium Silène et le fantôme Octave ont la chance de passer le week-end dans un parc d’attractions dédié au fantastique !
Leur séjour serait parfait si la sœur de Malo, Sofia, qui les accompagne avec leurs parents, ne venait pas toujours fourrer son nez dans leurs affaires… d’autant que, au cœur du train fantôme, ils découvrent bientôt un spectre de la Première Guerre mondiale qui a besoin de leur aide ! Leur seul indice pour trouver ce qui le retient sur Terre : une vieille lampe de mineur…

Mon avis :

Les aléas du direct en librairie. Ou comment commencer une série par le tome 5 (je ne savais même pas en l’achetant que c’était un tome 5) et partir après à la rechercher des autres tomes. Depuis, j’ai trouvé le 1, et c’est tout.

Ce devrait être un moment de pause, de repos pour les personnages : tous les trois, Malo, Silène et Octave, fantôme de son état, sont en week-end dans un parc d’attraction fantastique. Première cause de fatigue : Sofia, la petite soeur de Malo, les accompagne, ce qui, si l’on y réfléchit, est bien normal. Quand on part en famille dans un parc d’attraction, on part avec toute la famille. Ensuite, je rappelle le rôle traditionnel d’une petite soeur (d’après une de mes élèves, petite soeur elle-même) : énerver son grand frère. Sofia remplit parfaitement son rôle !

Ce qui n’était pas prévu, en revanche, c’est qu’un véritable fantôme se trouve dans ce parc d’attraction. Certes, sa présence réjouit le directeur : « Je suis absolument enchanté qu’un véritable fantôme ait élu domicile dans mon parc ! » En revanche, le fantôme, un soldat de la première guerre mondiale, préfèrerait peut-être comprendre pourquoi il est encore là. Malo, Silène et Octave vont donc enquêter.

Ce qu’ils vont découvrir ? J’ai trouvé que c’était une très belle histoire, malgré les tragédies liées à la première guerre mondiale, malgré l’égoïsme de certains.

Un livre à partager.