Archive | 23 juillet 2021

Le carnaval des ombres de R.J. Ellory

édition Sonatine – 648 pages

Présentation de l’éditeur :

 » Pourquoi avez-vous si peur, agent Travis ?  »
1958. Un cirque ambulant, avec son lot de freaks, d’attractions et de bizarreries, vient de planter son chapiteau dans la petite ville de Seneca Falls, au Kansas. Sous les regards émerveillés des enfants et des adultes, la troupe déploie un spectacle fait d’enchantements et d’illusions. Mais l’atmosphère magique est troublée par une découverte macabre : sous le carrousel gît le corps d’un inconnu, présentant d’étranges tatouages.
Dépêché sur les lieux, l’agent spécial Michael Travis se heurte à une énigme qui tient en échec ses talents d’enquêteur. Les membres du cirque, dirigés par le mystérieux Edgar Doyle, ne sont guère enclins à livrer leurs secrets. On parle de magie, de conspiration. Mais l’affaire va bientôt prendre un tour tout à fait inattendu.

Mon avis :

Ce roman marque ma première rencontre avec l’oeuvre de R.J. Ellory. Eh oui : même si plusieurs de ses romans sont dans ma PAL, il est le premier que je lis.
Je ne savais pas vraiment dans quoi je m’aventurais. Nous sommes à la fin des années cinquante, période charnière qui ne sait pas encore qu’elle le sera. L’agent spécial Michael Travis, qui vient d’avoir une promotion, est envoyé dans le Kansas – état qui évoque toujours Le magicien d’Oz pour des milliers de lecteurs. Il doit enquêter sur un meurtre en apparence banal : un meurtre dans un cirque. A vrai dire, on peut même se demander pourquoi un agent spécial du FBI est mandaté pour enquêter. Serait-ce parce que personne ne connaît la victime ? Ou parce que les membres du cirque sont tous des personnes qui ne rentrent pas dans le moule de la société ?
Je ne m’attendais pas à ce que j’ai trouvé à cette lecture, c’est certain. Je pensais que l’on évoluerait davantage dans le monde du cirque, que l’on explorerait davantage ce Kansas rural, justement. A la place, c’est tout d’abord l’âme et le passé de l’agent Travis que nous explorons. Le récit entrelace le présent avec le passé, ce passé qui aurait pu poser problème à l’agent pour devenir ce qu’il est – un excellent agent, semblant n’éprouver aucune émotion, avant de revenir à ce que le cirque a pu apporter aux villages qu’il traverse, aux gens qui se déplacent pour voir ses artistes hors-norme, et en ressortent en ayant changé d’avis sur eux.
En fait, c’est davantage dans le Nebraska que nous serons entraînés, avec sa violence et son indifférence ordinaire, le Nebraska, clef de ce fameux passé de l’agent Travis. Son présent ? Au service de cette agence fondée par Hoover, agence dont le récit nous amènera à explorer les méandres, forçant Travis à reconsidérer ce qu’avaient été sa vie et ses convictions jusque-là.
Effrayant ? Oui. Ce récit nous montre de quoi certaines personnes sont capables au nom de…. Au nom de quoi, au juste ? De la protection de leur pays ? En tout cas, ce n’est certainement pas au nom de la justice.
Le carnaval des ombres est une oeuvre dense, riche, dont les méandres méritent que le lecteur prenne le temps de les explorer.

L’école des rêves, tome 2 : Les voyageurs de Paul Ivoire

Présentation de l’éditeur :

Il faut sauver la fabrique des rêves !
Loin au-dessus de nos têtes, par-delà les nuages, se trouve le monde d’Evêria, où sont fabriqués les rêves des humains. C’est la panique à l’École des rêves, où le jeune Kimlan vient de faire sa rentrée ! De dangereuses chauves-souris attaquent les élèves et les bulles qui contiennent les rêves ne sont plus envoyées sur Terre. Kimlan est persuadé que le responsable de tous ces problèmes est le Sanguin, un élève de deuxième année. Mais bientôt, le doute s’installe : et si cette situation était en fait l’oeuvre diabolique… d’un humain ?

Merci aux éditions Poulpe Fictions et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis ;

Quand j’ai refermé le premier tome de l’école des rêves, j’espérais qu’il ne s’agissait que d’un premier tome, justement. La lecture de ce second tome confirme tout le bien que je pense de cette série.

Les personnages avaient encore beaucoup à nous dire, et ils nous en disent beaucoup sur ce monde des rêves, sur l’importance aussi, de ce temps de repos nocturne pour le psychisme. Rêves et cauchemar sont indispensables pour l’être humain. Et ce sont sur les humains, justement, que veillent Kimlan, les autres élèves et les professeurs. C’est peu de dire qu’ils ont du pain sur la planche et que leurs aventures sont mouvementées, elles le sont ! Si certains personnages semblent ne pas avoir changé, cela ne veut, finalement, rien dire, parce que le monde de L’école des rêves n’est pas un monde figé, n’est pas non plus un monde manichéen, les personnages sont loin d’être simplistes, même ceux que l’on pourrait considérer comme des adversaires de ce fameux monde des rêves.

Autre atout du livre : les dessins d’Antoine Brivet qui illustrent parfaitement ce monde si particulier.

Un univers littéraire à découvrir !