Archive | 28 juin 2021

L’agence Mondétranges, tome 2 : Aux frontières de l’océan de L.D. Lapinski

édition Hachette – 304 pages.

Présentation de l’éditeur :

A l’agence de voyage Mondétranges, chaque valise vous transporte dans un monde différent. Il vous suffit d’entrer à l’intérieur… Flick est désormais membre officielle de la Société Mondétranges. Ainsi, lorsqu’une convocation urgente de Nyfe, la reine des pirates, arrive à l’agence, Flick et Jonathan, le gardien de la société Mondétranges, préparent immédiatement leurs valises pour une aventure dans le monde de la reine : La Fracture, un lieu de magie et de piraterie.
Ce monde est en train de s’effondrer. Bien que les navires y disparaissent souvent sans laisser de traces, l’augmentation récente ne peut être expliquée par les calamars géants ou les peuples sous-marins. Le bord de ce monde plat se rapproche de plus en plus de ses habitants et ils doivent s’échapper avant qu’il ne s’effondre complètement. Mais comment faire naviguer un navire à travers une valise ? Comment faire tenir une reine sirène de la taille d’une baleine dans un objet assez petit pour être porté à la main ? Flick et Jonathan parviendront-ils à trouver un moyen de transporter les habitants de la Fracture vers un autre monde avant que le leur ne disparaisse à jamais ?

Mon avis :

En ouvrant ce tome 2, je me dis… que j’ai dû passer à côté de certaines informations contenues dans le tome 1, ce n’est pas possible autrement. Cependant, les informations dont je parle sont tellement discrètes que je pourra presque dire : « attention, ce n’est pas le sujet premier du tome, c’est là, c’est comme ça, cela fait partie du personnage, mais ce n’est absolument pas le sujet ». Les allusions sont discrètes. Un exemple d’allusion ? Dans ce second tome, Félicity dite « Flick » rencontre la cousine de Jonathan Mercator, et elle l’appelle « Johnnie ». Lui corrige : « Jo-na-than ». Cela n’a l’air de rien, et pourtant, cela veut tout dire. Vous avez compris ? Non ? Et bien, Jonathan est, à ma connaissance, le premier héros transgenre de littérature adolescente dont la transition n’est pas le sujet du roman. Elle est là, elle lui complique parfois la vie, mais elle ne l’empêche ni de vivre, ni d’être amoureux.

Non, le sujet du roman, c’est cette convocation de la reine des pirates (elle manque totalement de modestie) et le fait qu’un nouveau monde soit en train de disparaître. Pire : si la convocation est arrivée jusqu’à Jonathan, c’est la preuve que Daniel, son père, n’est plus joignable, dans aucun des mondes. Oui, cela fait beaucoup de responsabilités sur les épaules d’un jeune homme de 18, qui mériterait de pouvoir vivre sa vie, tout simplement. Il n’est certes pas seul, il a sa cousine, Avery, et Flick, qui a réussi à repartir à l’aventure avec lui.
L’aventure n’est pas simple, pour personne. Il ne s’agit pas de mettre de l’eau dans son vin, il s’agit de trouver un monde aquatique dans lequel les pirates mais aussi les créatures sous-marines pourront vivre le mieux et le plus longtemps possible : ne pas vivre dans son monde réduit considérablement l’espérance de vie. Comme si cela ne suffisait pas, il faut que les trois membres (ou presque) de l’agence Mondétranges parviennent à faire passer les habitants et leurs navires à travers un passage relativement étroit tout en rentrant à temps pour que Flick puisse continuer à vivre leurs aventures. Flick a en effet des parents qui se font un sang d’encre quand elle disparaît et qui sont très éloignés de devenir ce qu’elle vit !

J’espère qu’un tome 3 verra le jour.