Archive | 21 juin 2021

Frère à louer, tome 2 de Hako Ichiiro

édition Delcourt Tonkam – 208 pages

Présentation de l’éditeur :

Kanami vit seule avec son grand frère qui, meurtri par le décès de ses parents, finit par s’isoler et traiter sa jeune soeur de façon abjecte. Possédant une certaine somme d’argent suite à l’héritage, Kanami décide de l’utiliser pour louer un grand frère dont le but sera de passer du temps avec elle, de l’emmener faire du shopping ou tout simplement, de s’occuper d’elle.

Mon avis :

Chose promise, chose due, voici mon avis sur le second tome.

Kanami loue toujours les services de Makoto, mais nous comprenons pourquoi l’un et l’autre agissent ainsi. Il ne s’agit pas d’un « caprice » de la part de Kanami. Avec ce qu’elle endure, chez elle, à l’école, c’est plutôt une bonne chose que quelqu’un la soutienne – je me dis aussi que, dans la « vraie vie », une telle situation serait impossible. Elle-même l’a expérimenté : les adultes, après le décès de ses parents, ne faisaient pas attention à elle. Ils ne faisaient attention à son frère que dans le but de gérer la fortune léguée par ses parents. Le bien être des enfants ? Aucune importance, personne ne se soucie de ce qui se passe entre les quatre murs de l’appartement – sauf Makoto.

Les choses commencent à changer pour Kanami, parce qu’elle affronte aussi les problèmes qui se posent à elle à bras le corps, parce qu’elle peut profiter de l’exemple que lui donne Makoto – ne pas rester enfermée dans sa douleur, dans son chagrin, se mettre à la place des autres. Les autres, ce sont les écolières qui la harcèlent ou qui font comme si elles ne voyaient pas, jusqu’au jour où ce qui se passe est trop grave pour ne pas être vu.

Frère à louer est un seinen, non un shojo, il ne faut pas s’y tromper. Les faits qui sont rapportés sont graves, et il suffirait de peu pour que l’on bascule dans la tragédie. Qui sait, d’ailleurs, si elle ne se rapproche pas ?

 

Frère à louer, tome 1 d’Ichiiro Hako

édition  Delcourt/Tonkam – 176 pages. 

Présentation de l’éditeur :

Kanami vit seule avec son grand frère qui, meurtri par le décès de ses parents, finit par s’isoler et traiter sa jeune sœur de façon abjecte. Possédant une certaine somme d’argent suite à l’héritage, Kanami décide de l’utiliser pour louer un grand frère dont le but sera de passer du temps avec elle, de l’emmener faire du shopping ou tout simplement, de s’occuper d’elle.

Mon avis :

Comment ai-je choisi ce livre ? Je ne l’ai pas choisi, justement, il m’a été prêté par une élève.
Kanami est orpheline, elle est élevée par son frère – ou plutôt, elle s’élève toute seule, parce que son frère, enfermé dans sa chambre, passe son temps à la rabrouer. Aussi en vient-elle à louer un grand frère (oui, je fais un raccourci, je ne vous explique pas en quelle circonstance elle le loue). Makoto est tout ce que son frère n’est plus – parce que oui, à une époque, il était extrêmement attentionné envers sa petite soeur. Makoto a beau être loué, il prend soin d’elle, et ce n’est pas tant à cause de l’argent – Kanami n’en manque pas, il est vrai – mais parce qu’il a reconnu en elle la solitude qui était la sienne.
Casse-gueule, cette série ? Oui, bien sûr. Quelle idée de louer un jeune adulte quand on est une jeune adolescente ! C’est dire l’immense solitude qui est la sienne, elle que tous les adultes ont abandonné.
A tout de suite pour le tome 2 !