Archive | 31 mai 2021

Hercule, Chat Policier : Gare au Loup ! de Christian Grenier

Présentation de l’éditeur :

Des moutons de Polo, le berger, ont disparu. On accuse un loup mais la garde-chasse affirme que personne n’en a jamais vu dans la région. Pour éclairer ce mystère, Hercule décide de surveiller le troupeau une nuit entière…

Mon avis :

Que dire pour ne pas trop en dire ?

Hercule est un chat policier, et cette fois-ci, alors que les jumelles Albane et Joyeuse sont en vacances (on ne verra pas leurs célèbres parents, je le dis pour les fans) chez Germain, Polo, un berger, vient voir le commissaire à la retraite parce que trois brebis ont disparu. Il en est sûr, le loup est responsable. Ben voyons ! Je trouve d’entrée de jeu que le loup a bon dos, et je ne pense pas être la seule. La garde-chasse prend néanmoins les choses au sérieux, c’est son métier, tout en modérant les frayeurs des jumelles et celles du berger. Oui, elle connaît bien le loup, et ses connaissances seront fort utiles pour le déroulement de l’enquête.

Hercule, le pauvre, devra tout faire ou presque, comme d’habitude. A croire que certains humains ne sont pas attentifs ! Et pourtant, Germain ne manque pas de flair, ni de lucidité, lui qui rappelle aux jumelles, qui s’émeuvent de la mort des brebis et des agneaux, que les escalopes de veau qu’elles ont mangé le midi ne sont pas arrivées toutes seules dans leur assiette. Il (et l’auteur avec lui) a le courage de rappeler que les requins ne sont pas de dangereux prédateurs, que leurs victimes sont avant tout des surfeurs et des nageurs qui n’ont pas respecté les consignes de sécurité (lire une des chroniques de Charb à ce sujet) et que le plus grand prédateur du monde, c’est l’homme. Tant pis si cette position déplait : elle me convient parfaitement, et les chiffres sont là pour appuyer ses propos.

Nous verrons des loups pourtant – en enclos, nourris par les soigneurs, vus par des centaines de visiteurs. Nous verrons surtout qui est véritablement coupable de la disparition et de la mort de ses brebis. « Parce que », comme le dit Hercule  » dans cette histoire, les plus nuls sont encore et toujours les humains.  »