Archive | 15 mai 2021

Un cadavre dans la rolls de Michael Connelly

¨Présentation de l’éditeur :

Un producteur véreux est retrouvé mort dans le coffre d’une Rolls. La veuve semble indifférente à la nouvelle et la mafia constitue un coupable un peut trop évident. Et si des policiers haut placés étaient impliqués ? De Los Angeles à Las Vegas, personne ne semble pressé d’aider Harry Bosch dans son enquête…

Mon avis :

Tout d’abord, merci à l’élève qui m’a prêté ce livre. Le quart d’heure lecture est utile !

Il est des gens qui sont peu soigneux. Si, si, je vous assure. Laisser un cadavre dans le coffre d’une rolls, tout près d’un lieu où se déroule un concert classique, c’est vraiment du grand n’importe quoi. Heureusement, un policier passait par là, a eu des doutes, et a ouvert le coffre. Il a un peu salopé la scène de crime, ce que ne manquera pas de lui dire le chef des enquêteurs dépêché sur les lieux, un certain Harry Bosch. Entre deux réorganisations de la police, le voici à la tête d’un groupe comportant deux autres enquêteurs, parce qu’il est le plus gradé. Il s’entend bien avec eux, il apprécie sa nouvelle chef, bref, tout pourrait aller pour le mieux, si cette enquête ne l’emmenait sur des chemins de traverse.

En effet, la victime semble liée à la mafia locale. Le groupe d’enquêteurs qui s’occupe de ce genre d’affaires la refuse pourtant, arguant l’absence de lien entre le producteur pas très doué et la mafia. Cela ne les empêche bizarrement pas de se renseigner sur le développement de l’enquête, cherchant des informations par-ci, par-là. Vous avez dit bizarre ? Vous avez parfaitement raison.

Harry et les siens enquêtent. Ils constatent que la veuve est indifférente au sort de son mari, qui était passé à autre chose depuis des années. On s’habitue à vivre dans le luxe, dans une résidence qui n’est pas une prison dorée, plutôt une solitude dorée et sécurisée. Ils cherchent dans le passé proche de la victime, ils s’appuient aussi sur le rapport d’autopsie, sur les résultats d’analyse, qui prennent du temps. Oui, vingt-sept meurtres ont eu lieu le même week-end à L.A. donc si tu veux ton rapport d’autopsie et des analyses, tu fais comme tout le monde, tu attends ton tour ! Les services sont débordés et font de leur mieux.

En revanche, il est des personnes qui ont tout sauf envie que les choses avancent. Et si j’ai parlé de l’OCID plus haut, il est d’autres services qui n’ont pas envie de dire tout ce qu’ils font. La communication ? Ce n’est pas forcément ce qui domine entre les services. Puis, Harry va voir quelqu’un issu de son passé ressurgir devant lui. Cela entravera-t-il l’enquête ? Peut-être.

Sérieux, solide, bien construit, Un cadavre dans la rolls est un modèle dans la manière dont les interrogatoires sont menés – interroger ne veut pas dire torturer, ou jouer avec les droits des personnes interrogées. La ligne est fine, parfois, et Harry Bosch ne la franchit pas. Oui, lire des policiers classiques, des policiers qui pourraient aussi ne pas s’en sortir indemnes, cela fait du bien aussi.