Archive | 7 mai 2021

Les tribulations d’un Français en France par Philibert Humm

Présentation de l’éditeur :

Pour Philibert Humm, l’aventure est au coin de la rue. Ça tombe bien, il n’avait pas l’intention d’aller plus loin. En Tintin écrivain et fantaisiste, il aime explorer et découvrir les lieux qui l’entourent. Muni d’une pancarte « N’importe où », il réinvente l’art de l’autostop et se laisse porter, au gré des voitures et des rencontres. Ainsi il nous offre, de la France et de ses habitants, des portraits tendres et poétiques.

Merci aux éditions du Rocher/Elidia et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

L’an dernier, je me demandais à quel livre le confinement donnerait naissance. Je craignais le pire. Je dois dire que c’est tout le contraire qui est arrivé après la lecture des Tribulations d’un français en France, discret hommage à Jules Verne. Entre deux confinements (nous en sommes là), l’auteur a fait un tour de France à sa manière, loin des sentiers battus, décidant d’explorer les lieux français qui donnent l’impression d’être dans un autre pays. Guidé par la fantaisie et la volonté aussi de se rendre « n’importe où », il offre ainsi divertissement et dépaysement. En effet, il ne s’agit nullement de se rendre dans les endroits que tout le monde connait, ces fameux « incontournables » qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie. Non. Il s’agit d’abord d’aller à la rencontre des gens, ceux qui vont et viennent sur les routes à cause de leur travail (le plus souvent) ou de leurs loisirs, ceux qui prennent leur café, tous les matins, sur le même zinc (et ne peuvent plus le faire tandis que j’écris ses lignes), ceux qui disent, racontent, échangent. Ce récit comporte aussi beaucoup d’humour, l’auteur n’ayant pas la prétention d’être un savant, un connaisseur, ou pire, un parisien venu en Terre inconnue avec ses certitudes. L’auto-stop est son mode de transport, qu’on se le dise, expérimentant ainsi tous les types de véhicules, et de conduite. Et pourquoi ? Pour flâner, tout simplement, ce que l’on a trop souvent oublié de faire. Laissons à nouveau une part aux rêves.

Pour terminer, une citation : Toutes mes idées, loin de là, ne sont pas bonnes. La plupart son même mauvaises, voire consternantes. Mais les mauvaises idées ont cet avantage sur les bonnes : on se les fait moins piquer. 

Fêter Napoléon ? Plutôt Sainte-Hélène !

Bonjour à tous

Non, ce n’est pas une boutade.

Napoléon est célébré en France. De lui, je retiens surtout :
– le fait de ne pas avoir créé de lycée pour les jeunes filles ; le pensionnat de la légion d’honneur pour les orphelines ? Il ne pouvait pas, comme leurs frères, les envoyer au combat ;
– les milliers d’hommes morts au combat ;
– les milliers de chevaux sacrifiés au combat.
J’ai mis « combat » trois fois….

Napoléon mourrait en 1821 à Sainte-Hélène.

Qu’est-ce qui est passé par la tête de mes ancêtres Louis et Marie-Louise ? Ils avaient déjà neuf enfants, et voici qu’ils ont accueilli, en septembre 1822, leur dixième enfant, une fille. Avant elle, étaient nés Charles, Pierre, Louis, Elisabeth, Julie, Adrien, Louise, Toussaint et Tercile. Après elle, naîtraient Denise, Alexandre et Catherine. Pourquoi ses parents lui ont-ils donné le prénom de Sainte-Hélène ? Aimaient-ils l’empereur ou le détestaient-ils ? Le mystère est entier, mais je pense néanmoins qu’il existe un rapport de cause à effet entre les deux.