Archive | 22 avril 2021

Le coeur en laisse par Line Papin

Présentation de l’éditeur (extraits) : 

Maurice est un écrivain à succès. Mais voilà qu’à quarante ans, il ne ressent plus rien. Plus rien pour sa compagne Isabelle, plus rien pour ses livres. Alors qu’il tente de sauver une dernière fois son couple, soudain, elle apparaît. Elle, Ambroisie. Égérie du Tout-Paris, ancien mannequin à succès, d’une beauté saisissante, elle parle bien, elle sait tout. Ambroisie est un tremblement dans sa vie.

Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour ce partenariat

Mon avis :

C’est un roman pour lequel je peine à rédiger mon avis. Je me rends compte en effet que, pour moi, ce roman a été cinématographique. Grâce aux mots de Line Papin, j’ai « vu » les scènes qu’elle racontait, et surtout, je me suis véritablement attachée à Maurice, personnage principal et narrateur de son histoire. Il est véritablement attachant, Maurice, peu importe les choix qu’il fait, peu importe le parcours qu’il suit dans ce roman, parce que j’ai vu un être de chair, presque quelqu’un que j’aurai pu rencontrer dans la vie et secouer un peu : « Maurice, tu fais une grosse bétise ». Oui, ma remarque est un peu infantile, parce que Maurice a beau avoir quarante ans, il est à la fois blasé et pas vraiment installé dans une vie d’adulte. Il a du succès en tant qu’écrivain ? Il n’arrive plus vraiment à écrire. Sa compagne ? Il ne ressent plus grand chose non plus. Il vit avec son chat dans un appartement qui tient plus du studio d’étudiants que de la demeure d’un écrivain qui a réussi.

Sa rencontre avec Ambroisie change tout. Non, il ne se remet pas à écrire, il donne un tournant totalement inattendu à sa vie, au point de se perdre. Ils sont différents, pour ne pas dire totalement opposés l’un à l’autre, et Ambroisie emmène Maurice avec elle, dans le tourbillon de sa vie. Je me suis demandé quand il allait ouvrir les yeux – ou si il allait ouvrir les yeux. La dolce vita ? Oui, non, peut-être. Maurice est hors de la vie qu’il s’était construite quasiment sans le savoir. Il est amoureux, il est ébloui, il se brûle à la folie Ambroisie – et l’écriture de Line Papin nous emmène avec lui.

Le coeur en laisse – un roman qui m’a emportée avec lui.

Comme une envie d’écriture – une nuit au musée

J’ai eu envie d’écrire un texte. Puis, je me suis dit : « pourquoi faire parler un personnage alors que je pourrai parler moi ? »

Je tente de lire actuellement un ouvrage dans lequel une autrice est invitée à passer une nuit dans un musée puis à écrire un livre sur son expérience. je dis « tente de lire » parce que l’ouvrage ne me passionne pas plus que cela. Il a beau être court, j’ai du mal à avancer, pour plusieurs raisons. Alors je me suis dit : « pourquoi ne pas raconter ma propre nuit au musée ? »
Déjà, je ne pense pas que l’on me propose une telle chose un jour. Par contre, l’opération « la nuit des musées » existe bel et bien.
Alors, seule dans un musée. Oui, mais lequel ?
Pas le Louvre. Je l’ai découvert quand j’avais neuf ans, et j’ai mis vingt ans à y revenir. Je suis ressortie saturée de peintures, alors que j’aurai aimé découvrir la section égyptienne. Il faudrait vingt ans pour que je le fasse.
Le musée d’Orsay ? Il est un de mes musées préférés. Cependant, il est aussi très grand, et je ne passerai pas la nuit au musée, je passerai la nuit à errer dans le musée.
Quoique… je m’imagine fort bien au dernier étage. La galerie des impressionnistes. Et cette vue, magnifique, sur les toits de Paris. Le réveil doit y être magique – à condition que je puisse y poser lit de camp ou sac de couchage.
Autre musée que j’aimerai investir : le musée Jacquemart-André, somptueux hôtel particulier. Vu le nombre personnes qui s’allongent sur les banquettes du rez-de-chaussée pour regarder le plafond du premier étage… mon lieu pour dormir est tout trouvé. Puis, je l’ai tellement visité, ce musée, que je ne crains pas de me perdre.
L’idée, c’est tout de même de passer la nuit dans un musée. Quid de l’éclairage ? Ce serait tout de même la loose suprême de se cogner le petit orteil en admirant une oeuvre, non ?
Je ne parle pas non plus de la probable fringale nocturne. Non, parce que quand on dort, on n’a pas faim (logique) mais à trottiner toute la nuit dans un musée, je crois que cela creuserait facilement l’estomac. Même si de nombreux musées disposent de restaurants, parfois de très grande qualité, je peux difficilement demander à ce qu’ils me préparent un menu à deux heures du matin, ou qu’ils pensent à me laisser un casse-croute que je pourrai manger discrètement dans une cafétéria, vide pour la nuit.
Il ne manquerait plus ensuite que ce soit LA nuit où des cambrioleurs décident d’agir. Les policiers recueillent mon témoignage : « à vrai dire… je me suis endormie. J’ai mis trois heures à faire le tour len-te-ment du musée, après, j’avais envie de dormir. Ne me dites pas que vous ne dormez jamais ! Les caméras de surveillance prouvent que je dormais ? Ben alors,pourquoi vous me demandez ? Oui, je dormais sous trois couvertures. Il n’est pas surchauffé, la nuit, le musée ! »
Et ce serait la fin de l’aventure.