Archive | 16 février 2021

Manhattan sunset de Roy Braverman

Présentation de l’éditeur :

Il n’y a pas pire vengeance que ce qui blesse ceux qu’on aime.
À moins qu’on ne les tue.
Il n’y a pas pire obsession qu’un fantôme qui vous hante.
À moins que ce ne soit celui d’un ami.
Il n’y a pas pire crime que de tuer une enfant.
À moins de la tuer deux fois.

Merci à Netgalley et à Hugo Thriller pour ce partenariat.

Mon avis :

Il en est des romans policiers comme des plats que l’on reçoit au restaurant. Le nom et le descriptif vous ont plu, et une fois que vous le dégustez, vous vous rendez compte que ce livre n’était pas fait pour vous.
Ce que j’ai aimé ? La présence fantomatique de Pfiffelmann, le coéquipier décédé de l’inspecteur Donnelli, l’inspecteur qui n’arrive jamais à temps, ou presque jamais. J’ai aimé ses interventions, lui qui n’a (presque) plus rien à perdre, puisqu’il a déjà perdu la vie, lui qui tente de se faire comprendre de Donnelli, qui a fort à faire avec les enquêtes en cours, et celles qu’on ne veut surtout pas qu’il suive. La justice ? Elle ne semble plus vraiment au programme, remplacée par les luttes de pouvoir entre différents services, entre la volonté de préserver des intérêts autre que ceux de la vérité – ne parlons même pas des parents éplorés qui ne sauront jamais ce qui est arrivé à leur enfant.
Ce que je n’ai pas aimé ? L’extrême violence. Les situations sanglantes, tragiques, dramatiques, s’enchaînent, sans que jamais l’espoir ne soit au bout du chemin, ou au bout de la nuit. La résilience ? Elle n’est pas envisagée. Vivre avec l’absence, vivre avec la douleur ne semble pas non plus possible. Manhattan sunset décrit un monde où aucune issue un tant soit peu positive ne semble possible.
Manhattan sunset – un roman à réserver à un public averti.