Tant qu’il le faudra de Cordélia

Présentation de l’éditeur :

Prudence est une jeune lesbienne dans le placard qui découvre la vie parisienne… David est un étudiant gay dont la vie tourne presque exclusivement autour de son engagement associatif et de son meilleur ami… Jade, militante féministe et anti-validisme, essaie de faire entendre sa voix sur les réseaux sociaux… Ina, déjà dans la vie active, doit jongler entre son travail, ses deux associations et ses activités d’autrice Wattpad… Ensemble et aux côtés de leurs amis, ils essaient, tant bien que mal, de s’entendre, pour publier HoMag, une revue LGBT+. Mais entre amour, études, travail et autres réalités du quotidien, la vie n’est pas toujours simple, pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule d’une société trop formatée. Suivez leurs vies, leurs errances, leurs luttes, durant toute une année scolaire, à travers un récit choral aussi ambitieux que stimulant.

Merci aux éditions Akata et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’essaie d’être brève : j’aurai aimé, étant adolescente, pouvoir lire des livres comme celui-ci, des livres qui montrent que les êtres sont divers, différents, qu’il n’y a pas un modèle à suivre absolument, que se « fondre dans le moule », que « faire comme le plus grand nombre » n’est pas une obligation. Être soi, c’est déjà assez compliqué comme cela. Hélas, ces livres n’existaient pas de mon temps. J’ai simplement eu la chance de naître dans une famille où ne pas être dans la norme était fréquent.
Prudence, David, Jade, Ina, Galahad, autant de prénoms, autant de personnages singuliers. Ce sont tous de jeunes adultes, ils sont tous différents. Leur point commun ? Ils sont engagés dans le milieu associatif, et s’investissent énormément pour publier HoMag, une revue LGBT. Nous les suivons, alternativement. Si Ina est déjà insérée dans la vie active, les autres sont encore étudiants. Cela ne rend pas leur vie facile pour autant, surtout s’ils n’osent parler à leurs parents, craignant leur réaction, se doutant que l’acceptation, ce n’est pas pour tout de suite, et c’est peut-être même pour jamais. Sans vouloir faire preuve de pessimisme, s’il est bon que de tels livres existent et même deviennent de plus en plus nombreux, c’est aussi parce qu’ils rappellent que notre société est loin d’être aussi ouverte et tolérante que certains veulent bien le penser. Mention pour ceux qui pensent que les LGBT+ ont réussi à avoir les mêmes droits que les hétéros. Si seulement c’était vrai ! J’ajoute que l’incompréhension peut aussi venir de militants homosexuels – la transphobie existe partout. Le fait que l’autrice en parle est intéressant, parce qu’elle a su créer des personnages qui sont loin d’être manichéens.
Moi qui, d’habitude, n’aime pas que les points de vue changent d’un chapitre à l’autre, cela ne m’a pas dérangé ici, j’ai trouvé que cela apportait vraiment de la richesse à la construction du récit.
Des regrets ? Oui. Depuis la sortie d’Alana et l’enfant vampire, j’espère vraiment le retour des salons du livre – pour des échanges « en vrai » avec l’autrice.

6 réflexions sur “Tant qu’il le faudra de Cordélia

  1. Hé oui, faut entrer dans le moule, être comme tout le monde ! Si tu n’aimais pas les poupées, la famille s’inquiétait (une partie, hein), parce qu’une fille, à Saint-Nicolas, ça demande des poupées, pas des Playmobil ou des Légo ! Mais j’ai jamais aimé les poupées, moi, merde !

    Bon, je ne suis pas non plus pour me faire remarquer, j’aime pas ça, mais je n’aime pas non plus entrer dans les moules prévus, merde !

    Heu, sinon, ça donne envie, ta chronique ! 😉

    PS : question à deux francs – L’archipel du Goulag, ça entre dans le Thriller/Polar ?? Soljenitsyne a fait une sorte d’enquête, a rassemblé des témoignages, mais les coupables courent toujours et les victimes ont été assassinées par des serial-killer de la pire espèce. J’hésite pour ma fiche, si tu me dis non, elle n’y entrera pas, je ne suis plus à une fiche près non plus 🙂

    • J’ai eu une période poupée, mais pas très longue. Et, presque deux ans plus tard (si, si), j’ai toujours un peu de colère envers l’élève qui m’avait comparé à une poupée Barbie taille adulte ! Groupmf.
      Non, je ne cherche pas non plus à me faire remarquer mais hier… j’ai entendu « après 40 ans, on ne peut plus faire ci ou ça, parce que… »et bien parce qu’on a quarante ans. Non, la vie ne s’arrête pas à cet âge !
      Chouette :
      Si, si, pas de soucis. Je tente le prochain bilan le 30 ou le 31.

      • La poupée Barbie, mise à taille humaine, ne tiendrait pas debout, ses mensurations sont impossibles ! Ta silhouette doit être poupoupidou *voix de Marilyn Monroe* pour avoir été comparée à la Barbie… 😆

        Ah bon, on ne peut plus faire certaines choses à 40 ans ?? Ce doit être les pensées d’un jeune, moi aussi, jeune, je pensais que la quarantaine c’était déjà la vieillesses, depuis, j’ai grandi… 😛

        On nous a dit qu’on pouvait bosser jusque 67 ans et maintenant, on te dit qu’à 70 ans, t’es un vieux croulant (une vieille croulante) et que tu peux crever du covid pendant que les jeunes vont s’amuser…

        Les jeunes oublient toujours qu’un jour, ils auront 40 ans et puis un jour, 70…

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