La cage de l’albatros de Pierre Poucharet

édition du Palémon – 272 pages

Présentation de l’éditeur :

A la Pointe du Van, la commandant de police Léanne retrouve le corps sans vie de son oncle…Commandant de police, chef de la PJ finistérienne, Léanne est maintenant bien installée à Brest où elle a retrouvé ses amies d’enfance?: Élodie, devenue médecin légiste, et Vanessa, psychologue judiciaire. Noreen, jeune flic fraîchement affectée en Bretagne, apporte du sang neuf à cette équipe de quadragénaires. Alors que la nouvelle recrue participe à l’interpellation houleuse d’une bande de dangereux malfaiteurs, la gendarmerie découvre au pied de la falaise de la Pointe du Van le corps sans vie de son oncle. Chute accidentelle?? Meurtre?? Aucune hypothèse n’est à écarter. La jeune femme, aidée de ses amies, est bien décidée à faire la lumière sur cette mort suspecte.

Mon avis :

Je l’avais dit, j’ai tellement aimé le tome 1 que j’ai enchaîné avec le 2, puis le 3 (avis à venir rapidement). Les trois brestoises accueilleraient-elles un quatrième membre ? En tout cas, elles ont toutes les trois très vite sympathisé avec Noreen, une recrue qui ne manque pas de courage. A peine a-t-elle participé à une opération particulièrement dangereuse qu’elle apprend le décès de son oncle, sa seule famille. Il est difficile de savoir de quoi il est mort. Suicide ? Il menait pourtant une vie bien remplie. Accident ? Il est vrai que tout peut arriver très vite, même sur un parcours que l’on connait bien. Meurtre ? Encore faudrait-il qu’il y ait un mobile ! Un déséquilibré qui passait par là ? Il faut admettre que ce serait alors un cruel manque de chance.
Et la chance semble vraiment être allée voir ailleurs, tant les problèmes vont s’accumuler pour les enquêtrices au grand complet. Quand l’une d’entre elles se retrouve touchée encore plus, ce sont toutes les autres qui se mobilisent.
Il est une expression très courante, très utilisée et que je trouve désormais galvaudée : « la part d’ombre ». Oui, l’on pourrait dire que certains personnages de ce roman ont une part d’ombre. Non, il s’agit d’une part de monstruosité, de cruauté, qu’ils savent très bien dissimuler. Pour qu’un crime soit commis, pour qu’un second ait lieu, il suffit simplement que ceux qui savent laissent faire, pour ne pas dire qu’ils approuvent ou qu’ils en tirent un bénéfice personnel. Nous vivons à une époque où la parole se délie, encore faudrait-il qu’on écoute ceux qui parlent.
J’ai une tendresse particulière pour le personnage de Léanne, quadragénaire, célibataire sans enfant qui le vit bien et qui ne sombre jamais dans le cliché, ni dans sa vie personnelle, ni dans sa vie professionnelle. Tant pis pour les clichés, les « facilités » dont les séries nous ont abreuvés. Oui, je pense à une partie du dénouement, je pense aussi à la notion de vengeance qui, quoi que l’on dise, ne remplacera jamais la justice.

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