Archive | 14 janvier 2021

Le club des chasseurs de fantômes : Le mystère de la statuette de Paul Beorn

Edition Rageot – 160 pages

Présentation de l’éditeur :

Sacha, Louisa, Nicolas et Camille visitent le musée d’Aquitaine à Bordeaux quand une statuette est dérobée. Le conservateur et le gardien accusent le père de Sacha et Louisa ! Alors qu’ils cherchent des indices pour l’innocenter, ils découvrent qu’un fantôme a laissé des traces dans le musée. Le soupçonnant d’être le voleur, les membres du club des chasseurs de fantômes décident de le poursuivre dans le passé…

Mon avis :

Comment des détails, mais des détails qui ont leur importance à mes yeux, peuvent vous gâcher la lecture.
Par rapport au tome précédent, j’ai une bonne nouvelle : Camille ne dit plus « la ferme » à Sacha, elle dit « tais-toi » à Nicolas. Une fille qui fait taire des garçons, ce n’est pas franchement un progrès pour moi, puisque ces garçons ont des choses intéressantes à dire. Le progrès, c’est le fait que garçon et fille s’écoutent les uns les autres. Camille est susceptible, elle pense, à un moment, que les garçons ne la croient pas capables de faire quelque chose parce qu’elle est une fille ? Je comprends qu’elle soit susceptible, les filles sont souvent/constamment remises en cause. J’ai cependant eu l’impression de lire un cliché de plus. Ajoutez à cela Louisa, la petite soeur en rose considérée comme un boulet par son grand frère, qui aimerait être seul avec ses amis. Oui, c’est bien normal, je l’accorde, mais l’on peut passer des moments avec petite soeur et amis, et d’autres moments avec simplement les amis. Pourquoi Louisa devrait-elle être exclue de la visite du musée avec leur père ?
Autre cliché : Sacha a le béguin pour Camille. Pourquoi un personnage masculin doit-il toujours voir un personnage féminin comme une petite amie potentielle ? Il l’aime. C’est bien, l’amour, c’est simplement que Camille est la seule fille du même âge de Sacha dans le roman.
Dernier gros cliché : la grossophobie. C’était déjà le cas dans le premier tome, cela l’est toujours dans le second. Nicolas est facilement reconnaissable : il accueille toujours ses cousins en mangeant une barre de chocolat. Il a toujours faim, il mange tout le temps, et, pour compenser un aspect physique qui n’est pas dans la norme, il est un puits de science dont les autres se moquent. Est-ce censé être positif ? J’en doute, surtout que, par opposition, Camille a un visage « aux traits fins » p. 10 alors que Nicolas « a juste quelques centimètres de ventre en plus », p. 10 toujours que son cousin. Les auteurs se rendent-ils compte du mal que cela peut faire sur des jeunes lecteurs ? Je ne l’espère pas.
L’intrigue ? Oui, je vous en parle tout de même : il s’agit de retrouver une statuette volée au musée de Bordeaux, alors que le père de Sacha et Louisa faisait visiter le musée à sa famille et n’a pas fait attention à l’heure. Il faut croire que le voleur, oui. Se plonger dans le passé de Bordeaux est toujours intéressant. Heureusement. Et c’est là que je me rends compte à quel point la richesse des faits présentés, la complexité de l’intrigue est mise à mal par des détails qui ne devraient pas/plus exister.