Archive | 13 janvier 2021

Le sang des Belasko de Crystel Duchamp

Présentation de l’éditeur :

Cinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France. Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets. Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée… Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté. Quand, au petit matin, les portes de la Casa se rouvriront, un membre de la fratrie sera-t-il encore en vie pour expliquer la tragédie ?

Merci aux éditions de l’Archipel et à netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Si vous aimez les huis-clos et les affaires de famille, vous aimerez ce livre. Si vous aimez les romans policiers (et je ne me couperai pas les cheveux en cadre pour le faire rentrer dans une case plus précise), ce livre pourrait vous plaire aussi.
Si je devais désigner un personnage principal, ce serait la maison. Elle connait tous les secrets de la famille Belasko, tous. Elle sait quelle tragédie ses murs ont abritée. Et se qui se passera cette nuit, elle ne l’oubliera pas aussi longtemps qu’elle sera debout.
Trois frères, deux soeurs, qui ne sont jamais parvenus à dépasser leur rivalité, à surmonter les conflits qui les ont opposés. Chacun est bloqué sur un épisode en particulier, qui a redéfini le lien qui l’unissait à son frère, à sa soeur. Le dialogue ? Impossible très longtemps sans qu’il ne se ferme voire qu’il ne dégénère, chacun restant dans son monde, ses rancoeurs, ses non-dits, et son incapacité à se remettre en cause, à se questionner sur sa part de responsabilité.
Et celle de leurs parents.
Les cinq enfants Belasko ne semblent pas avoir su s’épanouir, ni s’affranchir de cette famille étouffante. Oui, l’on étouffe dans cette famille déchirée, l’on étouffe, et l’on veut savoir jusqu’où chacun des membres de cette fratrie ira pour connaître la vérité sur la mort de leur mère, ou pour assouvir ses rancoeurs passées et présente.
Le sang des Belasko est un roman qu’il est très difficile de lâcher, comme L’art du meurtre, précédent roman de Chrystel Duchamp, un roman surprenant et dévastateur, un roman qui m’a laissé un souvenir très fort, par les passions évoquées et par les secrets dévoilés.