Pacific Palace de Christian Durieux

Présentation de l’éditeur :

Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique. Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans. Dans ses bagages, d’imposants gardes du corps mais aussi Elena, fille du « Grand Guide » au regard envoûtant, dont Spirou tombe instantanément amoureux. Alors que Fantasio ne rate pas une occasion de provoquer l’entourage du tyran, Spirou essaie de comprendre l’étrange ballet politicien qui se joue presque sous ses yeux. Avec Pacific Palace, Christian Durieux nous livre un Spirou très personnel, entre subtile fable politique et douloureuse romance, une bande dessinée pleine d’ambiance mais avec une véritable intrigue politico-policière.

Merci aux éditions Dupuis et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Tout d’abord, je voudrai parler des couleurs, sublimes. Oui, c’est ce qui m’a frappée en premier en lisant cet album : le choix et la répartition des couleurs dans cette bande dessinée, notamment lors des scènes qui se passent la nuit. En effet, l’hôtel ne dort jamais. Ce Pacific Palace qui donne son titre à l’album se retrouve vidé de ses vacanciers, de son personnel aussi, quasiment. Seuls restent ceux qui ont été reconnus « indispensables » sans qu’eux-mêmes ou monsieur Paul, leur supérieur hiérarchique, l’aient réellement voulu. Pour quelles raisons ? Il s’agit d’accueillir un dictateur déchu, lui, sa femme, sa fille, et ses nombreux gardes du corps. Fantasio, à qui son ami Spirou a trouvé du travail, y voit comme une aubaine. Vraiment ?
Oui, nous retrouvons ici Spirou et Fantasio, le Spirou de Christian Durieux. Il est groom, et doit faire avec le manque cruel d’envie de Fantasio de s’investir totalement dans son métier – le journaliste au chômage ne pensait pas réellement se reconvertir dans l’hôtellerie. Il ne pensait pas non plus qu’un dictateur prendrait ses quartiers d’hiver ici, en attendant son installation définitive ailleurs. Sous couvert de bande dessinée, le récit nous parle des liens bien réels que la France a entretenus avec plusieurs dictateurs, comment elle a fermé les yeux, comment elle a pu exploiter ces liens, et même leur offrir, pour certains, une retraite sans trop de soucis. Parfois, les échanges ont été trop nombreux pour que l’on prenne le risque que le dictateur ne révèle ce qui était ignoré jusque là. Il est toujours bon de prendre des précautions, des deux côtés.
Et pendant ce temps… Spirou rêve, Fantasio sent qu’il tient un bon article, qui lui permettra de se remettre sur les rails, et la nature reprend ses droits.Quant au dénouement, il est là pour nous surprendre aussi.

6 réflexions sur “Pacific Palace de Christian Durieux

  1. Lu et apprécié aussi ! Ce sont les yeux en formes de petits ronds qui m’avaient rappelés une autre série bédé de l’auteur, mais avant de la retrouver dans ma mémoire, j’avais gratté !! C’était Oscar…

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