Archive | 29 décembre 2020

La liste de Florian Dennisson

Présentation de l’éditeur :

Quatre noms sur une liste. Quatre victimes introuvables. Comment les identifier et briser le silence ?

L’adjudant Maxime Monceau, spécialiste du langage non verbal, se voit chargé d’enquêter sur une affaire mystérieuse qui met la Brigade de recherches dans une impasse. Un homme étrange s’est présenté de lui-même à la gendarmerie pour s’accuser d’assassinat. Problème, hormis une unique phrase qu’il psalmodie en boucle, l’inconnu reste totalement muet sur son identité et les raisons qui l’ont poussé à l’acte. L’horloge tourne et, sans constatations ni victimes, ce suspect pourrait se retrouver en liberté et continuer sa folie meurtrière.

Merci aux éditions Chambre noire et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Il est des affaires dont on se passerait volontiers, soyons honnête. Tenez là, par exemple : un homme s’accuse de la mort de quatre personnes. Autant vous dire que la gendarmerie est sur les dents, parce que ce n’est pas tous les jours que cela arrive – heureusement. L’homme ne dit rien d’autres, rien. Comment enquêter ? Et surtout, comment trouver la preuve que ces personnes sont réellement mortes ? Peut-être y a-t-il encore l’espoir de les sauver ? L’espoir, cela peut être dangereux.

Cette enquête salue aussi le retour à la brigade de l’adjudant Maxime Monceau, qui revient après … une suspension ? une grosse fatigue ? un pétage de plomb ? Ne tranchons pas. Disons plutôt que cet amoureux des chats (voir la quantité dont il prend soin même s’ils ne sont pas à lui), spécialiste du langage non verbal, ce dont certains se gaussent, doit aussi prouver qu’il a toute sa place à la brigade, dans cette enquête qui le touche de plus près qu’il ne le pensait. Elle salue aussi l’arrivée d’un nouvel adjudant-chef, Boris Pawlovski, personnage qui m’a vivement hérissée. J’ai la faiblesse de ne pas aimer les personnages qui font passer leur ambition et leur volonté de nuire avant le bien commun.

Enquêter n’est pas simple quand l’heure tourne, que les procédures prennent du temps, forcément, et que les preuves, les indices ne tombent pas du ciel – alors que les quatre victimes semblent presque s’être dématérialisées. Cependant, le récit est agréable à lire, en dépit des embûches qui parsèment la route des enquêteurs. Quant au dénouement, il est pour le moins surprenant. J’espère donc qu’une autre enquête avec la même brigade verra le jour.