Le ciel empoisonné de Sir Arthur Conan Doyle

Présentation de l’éditeur :

Dans Le Ciel empoisonné (roman publié en 1913, également connu sous le titre de La Ceinture empoisonnée), quatre amis, lord Roxton, un journaliste, Edouard Malone et un savant, le professeur Summerlee, sont invités par le professeur Challenger, qui a découvert l’altération des raies de Frauenhofer, dans le spectre des planètes et dans celui des étoiles. Il a écrit une lettre ouverte au Times qui dit : « Ceci annonce une catastrophe imminente, une fin mystérieuse de notre planète. La modification et l’altération des raies de Frauenhofer décèlent un vaste changement cosmique, d’un caractère subtil et singulier. À quoi pouvons-nous nous attendre ? À un changement de notre atmosphère ? À la destruction de toute l’humanité ? »Des maladies, des accidents, sont signalés, venant de tous les pays du monde. Déjà, en Angleterre, des disputes éclatent sans cause, des personnes pacifiques s’affrontent par des morsures et des coups. Le professeur Challenger désire passer avec sa femme et ses amis les derniers jours qui leur restent à vivre

Mon avis :

Sir Arthur Conan Doyle est surtout connu pour ses romans et nouvelles policières, moins pour tout ce qui touche à la science-fiction, sauf Le monde perdu. Ici, nous retrouvons dans ce court roman (pour moi, il s’agit plutôt d’une grande nouvelle) les personnages qui ont exploré le centre de la terre et qui n’ont pas tant changé que cela. Ils ont vieilli, ont progressé dans leur profession, ou sont restés tout aussi imbuvables, comme le professeur Challenger. Justement, le patron d’Edouard Malone souhaite que celui-ci aille interroger le professeur sur sa dernière communication scientifique, assez alarmante, pour ne pas dire inutilement alarmiste, et il ne souhaite pas envoyer un journaliste qui n’aurait pas l’habitude de Challenger – ne prenons pas de risques inutiles pour lui ! Malone n’est pas le seul à faire route vers la villa de Challenger, le professeur Summerlee et Lord Roxton ont eux aussi été conviés, avec en plus une demande assez saugrenue de la part du professeur : venir avec une bonbonne d’oxygène. Décidément, rien ne va plus dans cette bonne ville de Londres, dans laquelle les comportements aberrants se multiplient, les obsessions ne se cachent plus, et les bagarres éclatent. Il faudra que nos trois héros rejoignent la villa de Challenger pour en savoir beaucoup plus sur ce qu’ils vont devoir traverser.
Tout comme Malone, je n’ai rien compris aux explications scientifiques de Challenger, je n’ai même pas eu un éclair de lucidité à leur sujet. Je me suis plus laissée bercer par la voix du journaliste, qui accomplit son métier, pensant à la fois à son journal, aux articles qu’ils n’écrira peut-être jamais, et au journal (intime ?) qu’il écrit, mettant des mots sur tout ce qu’il voit, ce qu’il vit, et aussi sur ce qu’il n’entend plus.
Le sujet ? Une catastrophe, que l’on ne qualifierai pas encore d’écologique, parce que ce mot restait à inventer, ou à faire entrer dans le langage courant. Une interrogation aussi, de ce qui se passerait si quelque chose attaquait l’humanité d’un seul coup, et si elle disparaissait presque entièrement. Oui, tout est dans le presque, parce que comme les survivants, peu nombreux, parviendraient-ils à tenir, seuls, ayant perdu famille et amis ? Oui, Challenger a fait de son mieux pour protéger ceux à qui ils tenaient, je regrette cependant qu’il n’ait pas pensé aux personnes qui travaillaient pour lui. Certes, la catastrophe fera changer le professeur – un peu, et Malone d’analyser ce que l’on ressent face à une telle catastrophe, de l’effroi à une forme de neutralité face à tant d’horreurs qui paraissent inconcevable. Certaines scènes m’en ont rappelé d’autres, lues dans La Bête humaine, de Zola, ou dans Le formidable événement de Maurice Leblanc. Il ne s’agit pas là de plagiat, loin de là, plutôt de questionnements communs à une époque donnée.
Il existe trois autres récits mettant en scène le professeur Challenger : j’aimerai bien pouvoir les découvrir aussi, en français, bien entendu.

Une réflexion sur “Le ciel empoisonné de Sir Arthur Conan Doyle

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