Archive | 11 décembre 2020

Les flèches de Cupidon de MC Beaton

édition Albin Michel – 256 pages

Présentation de l’éditeur :

Dans les Highlands, le policier Hamish Macbeth profite de la tranquillité estivale pour rendre visite à Priscilla, qui reçoit les membres d’un voyage organisé par une agence matrimoniale dans son hôtel. Les huit riches clients sont encadrés par Peta, une femme assez vulgaire. Lorsque cette dernière est retrouvée morte, une pomme dans la bouche, Hamish mène l’enquête.

Mon avis :

Je ferai cours : cette fois-ci, entre Hamish et moi, c’est fini. Je poursuivrai la lecture des Agatha Raisin, il ne m’en reste que six à découvrir à ce jour, mais je laisse définitivement en plan ce cher Hamish et ses Highlands, même s’ils constituent un très beau décor.
Qu’est-ce qui ne passe pas ? Je crois que c’est le fait qu’aucune progression ne soit à noter entre les différentes intrigues. Nous avons toujours un groupe de personnages qui ne vient pas du village et qui investit les lieux pour une raison ou pour une autre. Parmi ceux-ci, nous avons un personnage qui sera extrêmement désagréable, pour une raison ou pour une autre, toujours, au point que tous les autres ont des pulsions meurtrières à son égard. Cette présentation de l’intrigue se développe en général sur une centaine de pages. Puis vient le meurtre proprement dit, que le médecin légiste classe toujours en mort accidentelle ou naturelle. Il faut toujours qu’Hamish et son intuition se présentent pour espérer que cette mort reçoive l’étiquette correcte, à savoir qu’il s’agit bel et bien d’un meurtre. L’inspecteur Blair vient ensuite fourrer son nez dans les affaires, et en tirer toute la gloire, même si c’est Hamish qui a trouvé l’identité du coupable et même si Blair était censé être loin, très loin des Highlands. Il faut croire qu’il possède un radar lui permettant de savoir quand un meurtre surviendra.
Les différences entre les tomes ? Elles sont minces. La relation entre Priscilla et Hamish a évolué vers l’indifférence pour lui, la tentation pour elle. Les relations entre Priscilla et son père aussi ont changé, elle ne veut plus être celle qui fait tout le travail alors que lui se la coule douce.
J’ai peine à trouver de l’originalité dans ce huitième tome, et sa lecture ne me distrait même plus. J’ai du mal, aussi, quand je vois tous ces personnages de jeune fille « faible », qui obéissent à leur mère et n’attendent du secours que dans le mariage – approuvé par maman, forcément. Le mariage, ou la seule solution pour sortir de sa condition. Reprendre ses études pour avoir un meilleur travail comme le suggère Hamish ? Pas sûre que les « bonnes résolutions » soient tenues. L’agence matrimoniale que nous découvrons dans ce volume fonctionne sur ce précepte : unissons des personnes qui ont des points communs, mais aussi des personnes qui sont issus du même milieu, ou qui attendent du mariage une amélioration sociale. Déprimant ? oui, un peu.
Je quitte donc Hamish sur ses mots, avant de revenir vers les oeuvres de MC Beaton pour la sortie du prochain Agatha Raisin.