Un chocolatier pour Noël de Hope Tiefenbrunner

Présentation de l’éditeur :

David n’y croit pas, pas plus qu’il ne croit qu’il pourrait se passer quelque chose entre lui et Nathan, qui travaille dans sa chocolaterie. Autant espérer croiser un lutin ! Après tout, Nathan est en couple et ne sort qu’avec des top models, pas vraiment la catégorie dans laquelle concourt David. Lorsque Séraphine, sa meilleure amie, l’incite à écrire Nathan sur sa liste de Noël, David ne le fait que pour l’humour. Tout le monde sait que le père Noël n’existe pas et qu’il ne dépose pas les cadeaux au pied du sapin, même quand on a été très sage ! La magie de Noël n’existe pas. Mais ça… c’est lui qui le dit !

Merci aux éditions MxM BookMark  et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis  :

Il est des romances qui ne remplissent pas vraiment le cahier des charges de ce que l’on attend d’une romance. J’ai quelques titres en tête qui sont extrêmement conventionnels pour ne pas dire décevants. J’en ai d’autres, par contre, qui remplissent parfaitement leur mission, et Un chocolatier pour Noël en fait partie.
Ah, pardon, pour certaines lectrices il y a un problème ? Nous sommes dans une romance homosexuelle ? Et alors ? Cela tombe bien, ce roman nous parle aussi d’homophobie, qui n’est qu’une variante de la connerie, finalement :
« Nathan n’habitait pas un mauvais quartier et le centre-ville était plutôt tranquille. Cependant, le look du jeune homme ne laissait pas trop de doute quant à son orientation sexuelles, et les cons n’avaient pas forcément besoin d’être homophobes pour s’en prendre à un mec parce qu’il portait une doudoune rose. »
Puis, pour ma part, je trouve toujours que réduire quelqu’un à son orientation sexuelle est particulièrement réducteur. David est chocolatier, il a plusieurs employés et ne compte pas ses heures, surtout en période de fête (Noël, saint Valentin, Pâques…). Parmi eux, se trouve le fameux Nathan, au physique aussi craquant que le chocolat. David, lui, a plutôt le physique de quelqu’un qui a beaucoup craqué pour le chocolat et qui n’a pas vraiment le temps et l’envie pour avoir des tablettes de chocolat. Bref, il a depuis longtemps renoncé à oser draguer Nathan, même si Séraphine, sa meilleure amie :
– voit bien qu’il est amoureux de Nathan ;
– lui conseille de se lancer.
Il faudra un concours de circonstances pour… amorcer les choses.
Oui, nous avons là une romance toute mignonne, avec des personnages qui assument parfaitement ce qu’ils sont, même si leurs parcours a été semé d’embuches. Comme le dit si bien Nathan : qu’est-ce qui se passait pour que des gens fassent des gosses et ne parviennent pas à s’y intéresser, à les accepter, à les aimer tout simplement ? Il est bon aussi que les roman(ce)s nous rappellent, justement, que tout n’est pas tout rose dans la vie, alors pourquoi ne pas vivre pleinement sa vie, d’oser vivre sa vie ? C’est aussi ce que fait Sébastien, le flamboyant Sébastien, meilleur ami de Nathan, parfaitement extravagant. Cliché, diront certains ? A une époque où l’on essaie toujours d’invisibiliser l’homosexualité (oui, j’ai un exemple pendant que je rédige mon avis), je trouve vraiment bien d’oser jusqu’au bout.
L’intrigue d’Un chocolatier pour Noël aura pris son temps pour se développer, et ce n’est pas plus mal. Ce fut un livre vraiment agréable à lire – et pas seulement pendant le confinement saison 2 2020.

15 réflexions sur “Un chocolatier pour Noël de Hope Tiefenbrunner

  1. Moi qui ne suis plus trop « romances » de Noël… j’en ai trop lu à une période. Je trouve que celle-ci a l’air bien mignonne ! Merci pour cette découverte.
    Bonne journée !

  2. Romance et Noël, ce sont les mots qui me font fuir, par contre, homosexualité masculine ne me fait pas bouger d’un poil parce que ça ne me dérange pas (sauf Holmes/Watson 😆 ). Donc, là, pour le coup, le côté romance homosexuelle me tente, tant qu’on entre pas dans du guimauvien de bas d’étage et des roucoulades à la Harlequin.

    J’ai plusieurs homesexuels et homosexuelles dans mon entourage et entre nous, ça ne fait ni chaud ni froid. Je n’insulte que les cons qui m’insultent en premier 🙂

    • Non, effectivement, puis, cela se passe à Noël, mais cela pourrait se passer à n’importe quel autre période de l’année pendant laquelle se situe un « rush » en matière de production de chocolats.
      Cela ne me fait ni chaud ni froid non plus.

      • Tant que les gens ne font pas « ça » avec des mineurs d’âge (hétéro comme homo), le reste ne me regarde pas.

        La décision est tombée, nous devrons tous et toutes passer les fêtes avec ceux qui vivent sous notre toit et personne d’autre (sauf les personnes isolées qui peuvent recevoir 2 personnes). Donc, je fêterai les fêtes avec mon mari et le chat :/

        • Exactement.
          Je ne suis pas trop l’actualité à ce sujet en France, puisque tous les ans, je fête Noël avec ma mère, avec laquelle j’ai passé le confinement. Et les chats, forcément.
          Mon père a hâte de pouvoir se déplacer à nouveau non pour venir au réveillon (nous ne le faisons jamais ensemble) mais pour venir me voir à nouveau.

  3. Pingback: Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner | The Cannibal Lecteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.