Archive | 9 novembre 2020

Fascination de Stephenie Meyer

Mon avis :

Livre lu pour la première fois quasiment à sa parution. Je me souviens avoir alors fait un pari avec les élèves de qui lirait la tétralogie le plus vite. J’ai perdu. A l’époque, je ne tenais pas encore de blog, et je lisais moins que maintenant, préférant le cinéma. Si j’ai voulu relire ce livre, c’est aussi pour le considérer d’un oeil neuf, par rapport aussi à mon évolution personnelle – il est des faits, dans mes lectures, qui n’attiraient pas forcément mon attention à cette époque.
Tout d’abord, j’ai pris ce livre pour ce qu’il était, à savoir un divertissement.
A la relecture… non, certains faits ne m’énervent pas, mais je me questionne. Bella, diminutif d’isabella, est très maladroite. Ce sont des choses qui arrivent. Elle appelle son père « Charlie » et non « papa », sans que je comprenne véritablement pourquoi. Certes, ses parents sont divorcés, certes, elle a été élevée par une mère totalement immature, à moins qu’elle n’ait élevé sa mère, qui se comporte un peu comme une adolescente attardée. Je n’ai pas trop aimé non plus le jugement que porte Bella sur le remariage de sa mère. oui, elle a épousé un homme plus jeune, et alors ? Bella avance quelques hypothèses sur ce choix – et si, tout simplement, sa mère était amoureuse. Pour ne pas « gêner » sa mère, Bella choisit d’aller vivre avec son père et là, elle se transforme en…. j’hésite ? Bonne épouse ? En tout cas, c’est elle qui tous les soirs fait la popote pour son père, qui lui rappelle,grommelant un peu, qu’il a très bien su se nourrir seul pendant dix-sept ans.
Quant au Cullen, pour ma part, il m’ont paru plus inquiétants que séduisants. Inquiétants aussi, les jugements que l’on peut porter sur une famille dans laquelle tous les enfants ont été adoptés, jugement que j’avais lu dans un roman datant de 1938, et que je ne pensais plus lire dans un roman contemporain. Puis, ces cinq adolescents ne mangent jamais à la cantine. Certes, je veux bien que la cantine ne soit pas très bonne, mais il faudrait au moins que les chers petits fassent un peu semblant de grignoter, ou de manger « ailleurs », eux qui vont déjà camper très souvent, sans que cela dérange plus que cela l’organisation du campus.
Il est aussi des incidents qui, s’ils se passaient dans la vie réelle, sans vampire amoureux, feraient se terminer le roman bien plus vite que prévu. Vivre dans de petites villes de l’état de Washington peut donc être extrêmement dangereux.
L’on compte aussi une communauté indienne, dont l’un des membres est très ami avec Charlie. Bella sympathise aussi avec eux. Ce sont eux, qui, les premiers, parlent à Bella des « sang-froid », ce qui n’a rien à voir avec leur calme. Bella fait donc des recherches sur les vampires – au cas où le bel Edouard en serait un. Bingo ! Non, je ne divulgue pas une part importante de l’intrigue, depuis le temps, tout le monde sait que les Cullen sont des vampires végétarien. Le roman paraîtrait de nos jours, ils seraient des vampires vegan (je me moque… à peine).
D’ailleurs, neuf ans plus tard, j’avais complètement oublié la principale péripétie du roman. Non, pas le fait qu’Edward brille au soleil (fond de teint, BB crême, m’enfin, les cosmétiques font des miracles) mais le fait qu’un groupe de trois vampires se promènent dans la région et interrompent leur partie de base-ball. Leur description dans le roman est très différente de ce que l’on peut voir dans le film, et c’est dommage – un vampire, c’est dangereux, ce n’est pas séduisant. Je reconnais cependant que James est un « beau méchant », et qu’il est presque dommage qu’il apparaisse si tard dans le récit. Son influence pèsera un peu sur la suite de la saga, et surtout, il démontre qu’il ne suffit pas d’être un vampire centenaire ou tricentenaire pour être futé.
J’ai préféré les personnages secondaires, finalement : Rosalie, qui sait ce qu’il en coûte d’être une vampire, Alice, qui s’adapte à une situation exceptionnelle. Je me sens en revanche mal à l’aise avec le bon docteur Cullen, qui s’est trouvé une compagne à son goût, finalement, et a aussi formé des couples, avec quelques « ratés » parfois (Oui, Rosalie et Edward, cela n’a pas fonctionné, Rosalie s’est donc trouvé un chéri toute seule comme une grande).
Non, je ne relirai pas la suite – je pense avoir déjà beaucoup lu !