Archive | 31 octobre 2020

La boite à musique, tome 2 de Carbone et Gijé

Présentation de l’éditeur :

Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Dupuis qui, à l’occasion de la sortie du tome 4 de la boite à musique (tome 4 dont la parution était fixée au 30 octobre, jour du début du confinement).

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nola, Nola qui ne peut résister au plaisir de retourner à Pandorient, ce monde extraordinaire qu’elle a découvert grâce à la boite à musique de sa mère. Retourner dans ce monde, c’est aussi retrouver des personnes qui ont bien connu sa mère, qui peuvent lui parler d’elle, évoquer son souvenir, répondre aussi à certaines de ses questions, tout un pan de la vie de sa mère qui lui est inconnu, puisque sa mère n’est plus retourner à Pandorient après la naissance de Nola, et qu’elle a caché la maladie qui l’a emporté à ses amis.

Comme dans le premier tome, Nola, Igor et Andrea découvrent un complot et décident de tout mettre en oeuvre pour le déjouer. Ce n’est pas facile, parce que l’enjeu est double : ce qui a été volé, mis bout à bout, n’est pas anodin, et Cyprien, le fils d’Anton, est victime de rackett. Anton, c’est un jardinier surdoué, véritable papa poule pour ses plantes – et pour son fils aussi. Il était très proche d’Annah, il est aussi plein de ressources : il ne faut surtout pas que l’on découvre que Nola vient d’un autre monde.

Je trouve très bien qu’un album « tout public » aborde des thèmes aussi graves que le deuil ou le rackett. Il est bon de rappeler, toujours, inlassablement, qu’il faut en parler, ne pas rester seul avec ce que l’on vit. En parler, bien sûr, à des personnes de confiance, qui peuvent vous aider, ce qui est bien le cas dans cette bande dessinée.

A bientôt pour la chronique du tome 3.

 

Hana no Breath, tome 1 : Le souffle des fleurs de Caly

Présentation de l’éditeur :

Azami, 16 ans, ne comprend pas la passion de ses amies pour le Yuri et le Yaoi… Elle, elle n’aime QUE les garçons, et surtout le beau Gwen, avec qui elle rêve de sortir depuis le début de l’année! Intelligent, sportif, un peu plus âgé qu’elle et surtout mignon, il a tout du petit ami idéal. Mais comment réagira-t-elle quand elle découvrira que Gwen est en réalité une fille ?!

Mon avis :

J’ai découvert ce manga parce que je vais rencontrer la mangaka Caly, autrice de Hana no Breath, mangas en deux tomes. C’est en lisant ce manga que jeme suis dit que je manquai cruellement de termes techniques pour décrire la manière dont la mangaka dessine. Les personnages m’ont semblé plus caractérisés, moins « ronds », moins « lisses » que les personnages d’autres shojos que j’ai pu lire (note : je n’en ai pas lu tant que cela, et la refermeture des bibliothèques ne m’aidera pas à en lire plus).
Azami a seize ans, et elle attend le prince charmant. Elle ne comprend pas qu’un garçon puisse aimer un autre garçon. Qu’une fille aime une autre fille, elle ne se pose pas vraiment la question, elle, elle aime Gwen, le beau joueur de basket. Note : c’est fou le nombre de filles qui, dans les shojos, aiment les joueurs de basket. Je pense à Waiting for spring d’Anashin, par exemple. Et là, boum, Azami découvre que Gwen est en fait une fille. Pire ou mieux, c’est selon le point de vue, elle découvre que Gwen éprouve aussi des sentiments pour elle. C’est le début de leur histoire d’amour.
J’aurai envie de faire découvrir ce manga à mes élèves (tout est « montrable » dans ce manga, c’est un shojo) parce qu’ils posent beaucoup de questions, pas seulement sur l’amour, la sexualité, ou le genre, mais aussi sur l’acceptation de son propre corps. Azami est une fille, c’est certain, elle a de longs cheveux, elle aime porter des robes, faire du shopping. Et Gwen ? Gwen porte les vêtements de son frère, Gwen se fait passer pour un garçon, avec la bénédiction et la complicité de son entraîneur, Gwen ne mange pas, se bande la poitrine, et ne sait pas trop qui elle est. Azami découvre aussi une Gwen qui était plus féminine – dans son précédent établissement. Alors qui est la véritable Gwen ? Elle-même cherche à le savoir, et c’est pour cette raison qu’elle prend un nouveau départ – ce qui ne signifie pas qu’elle sort Azami ou le basket de sa vie !
En route vers le tome 2.