Dame d’atout de Alexis Lecaye

éditions du Masque – 480 pages.

Présentation de l’éditeur :

Le commissaire Martin est appelé au milieu de la nuit : le corps d’une fillette vient d’être retrouvé sur le périphérique entre Paris et Pantin. Malgré ses années de service, Martin ne peut s’habituer aux meurtres d’enfants et c’est animé d’une rage folle qu’il se rend sur les lieux du crime. Très vite, l’enquête le conduit au domicile d’un certain Akim Fédiche. Mais l’homme, récemment sorti de prison, semble impossible à confondre et les recherches pour l’interroger restent vaines. Jusqu’à ce qu’on le retrouve pendu, en pleine forêt, à une centaine de kilomètres de Paris dans un simulacre de suicide…

Mon avis :

J’ai enchainé la lecture des deux derniers tomes des dames – série signée Alexis Lecaye – et je dois dire que j’ai parfois du mal à distinguer les deux intrigues, voire à les distinguer des intrigues précédentes. L’une des raisons est que l’on retrouve un des tueurs d’un tome à l’autre, qu’il soit traqué, arrêté, ou relâché. La seconde raison est l’importance donnée aux problèmes personnels des enquêteurs. N’en jetez plus, c’est littéralement : « tu veux ou tu veux pas ? » Martin et Marion ont un fils, Rodolphe, se sont séparés, se sont remis, et dans ce tome, ils se séparent à nouveau à la suite d’une incartade de Martin. Je préfère ce terme à « coup d’un soir », et pourtant, c’est bien de cela dont il s’agit. Marion pourrait être policière : ce sont les cheveux blonds dans le caleçon qui ont trahi Martin ! Fort heureusement, elle n’est pas policière, elle n’est pas membre des experts, et ne fera pas de test ADN. Pardon, je m’égare ? Je vous assure que je prends plus de plaisir à écrire cela qu’à lire ce roman.

Si je retire les atermoiements sentimentaux des principaux enquêteurs, le récit aurait dû être poignant : une fillette est retrouvée morte, une autre est portée disparue, le compte à rebours a commencé pour la retrouver vivante. Partie poignante s’il en est, tout comme la dignité de sa famille. Alors, qu’est-ce qui cloche ? Nous savons à la moitié du roman qui est coupable, pourquoi il a agi ainsi, qui l’a aidé, qui l’a couvert, et le roman aurait pu se terminer une centaine de pages plus tôt. Parce que je ne m’intéresse que fort peu aux coupables, parce que nous évoluons avec lui dans un milieu très aisé, dans lequel sa mère a pu financer les traitements qui étaient censés le soigner. Ces « délires » ne m’attirent pas plus que cela, non plus que les questionnements traditionnels de son épouse, qui ne comprend pas ne pas avoir vu ce qui clochait chez son mari – si cela se voyait si facilement, cela se saurait.

Bref, passez votre chemin, il est d’autres rivages littéraires policiers à visiter.

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