Archive | 20 octobre 2020

Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou

Présentation de l’éditeur :

Capturé en pleine Palombie par des Indiens Chahutas et vendu à des trafiquants d’animaux exotiques, un marsupilami débarque dans les années 50 au port d’Anvers. Réussissant à s’enfuir, il arrive dans la banlieue de Bruxelles et est recueilli par François, un jeune garçon fan d’animaux dont le quotidien est loin d’être facile. Le début d’une aventure passionnante, parfois sombre mais toujours porteuse d’espoir, et d’une belle amitié.

Mon avis :

Je tiens à remercier les éditions Dupuis et Netgalley pour m’avoir permis de découvrir cette bande dessinée – si elle n’avait pas été sur le site, je ne l’aurai peut-être pas lu avant longtemps.
Je ne connais pas les origines du marsupilami de Franquin, je n’ai lu qu’une ou deux bandes dessinées le mettant en scène, et encore, pas dans les premières. Ici, nous sommes dans les années 50, en Belgique. Une catastrophe s’est produite à bord d’un bateau, presque tous les animaux capturés (illégalement, bien sûr) sont morts, entrainant de lourdes pertes financières pour les trafiquants. Les images, noires, rudes, franches, montrent ce qu’il advient de ses animaux sacrifiés sur l’autel (toujours bien vivace) du profit et du plaisir des spectateurs de cirque, des visiteurs de zoo.
Fondu et enchaîné, c’est à Bruxelles que nous nous rendons ensuite, que nous découvrons une petite famille, composée de François et de sa mère, qui l’élève seul. Si elle le fait avec beaucoup d’amour et de soin, cela n’empêche pas les brimades que subit son fils à l’école – parce que son père n’est pas là, et que son père était un boche. L’instituteur et ses méthodes hors normes pour l’époque, déplait fortement à sa hiérarchie, à certains parents d’élèves, qui ne jurent que par les devoirs et les notes, le « salaire » de l’écolier. Il est un peu naïf, et ne voit pas tout ce qui se passe autour de lui, cependant, il représente tout de même un espoir dans un univers bien sombre, que seuls les animaux recueillis par François viennent adoucir : ils forment à eux seuls une vraie cours des miracles, que j’espère bien revoir dans un second tome. François est un petit garçon extraordinaire, prêt à prendre tous les risques par amour pour les animaux, quel qu’ils soient.
Une oeuvre à découvrir – et je pense que l’André à qui est dédié cette oeuvre, l’aurait aimé.