Archive | 26 septembre 2020

RC 2722 de David Moitet

Présentation de l’éditeur :

Dans un monde où une infime partie de la population a survécu à une épidémie, Oliver est le réfugié climatique RC 2722. Il fait partie des chanceux. Du moins c’est ce qu’il croit… Depuis le grand effondrement, Oliver a grandi dans une ville souterraine, hypersécurisée, où la population se protège des virus et des ondes radioactives extérieures. Entre un père et un frère, tous deux haut gradés, il a du mal à trouver sa place. Mais quand l’un meurt mystérieusement et que l’autre est condamné à l’exil, son univers vacille.
Et si ces deux évènements cachaient un secret bien plus grand ? En quête de réponse, Oliver n’a pas le choix : Il doit remonter à la surface !

Merci à Netgalley et à Didier Jeunesse pour leur confiance.

Mon avis :

RC 2722, titre énigmatique, qui n’est pas sans rappeler un code postal – ou un code de district. Oui, nous sommes dans un ouvrage de science-fiction, genre que je n’affectionne pas tellement, et surtout, nous sommes dans un ouvrage de science-fiction à dimension post-apocalyptique. En effet, une épidémie, dont nous saurons un peu plus au cours du roman, a décimé une grande partie de la population, et les survivants se terrent dans une ville souterraine. Dehors ? Impossible de survivre. Les courageux membres de la brigade de l’eau sortent régulièrement pour apporter cette denrée devenue si rare.

Olivier est un de ses survivants, mais, contrairement à son père, qui occupe une position élevée dans cette société, et à son frère, guerrier des eaux, il a choisi un chemin bien moins glorieux, presque contestataire. Un jour, sa vie bascule : son père meurt, et sa mort ne semble pas aussi naturelle qu’on veut bien lui faire croire, son frère est condamné à l’exil, et lui-même prend une décision radicale après maintes péripéties – et pourtant, nous n’en sommes qu’au début.

Roman futuriste, il m’a fait penser (peut-être à tort) au film Mad max. Dans cet univers, c’est véritablement chacun pour soi, il est extrêmement rare de pouvoir compter sur quelqu’un. Le besoin de protéger, même si c’est un animal, le besoin de se protéger est d’être protégé est pourtant bien présent. L’univers que nous parcourons est un univers détruit, et, grâce aux souvenirs du père d’Olivier (vive la technologie), nous découvrons comment l’on en est arrivé là. Récit extrême ? Peut-être un peu trop. La lecture de ce roman a été prenante, d’une époque à l’autre, d’un lieu à l’autre. Je comprends que l’on ait envie d’avertir que le monde, tel qu’il est, court à sa perte, cependant j’aimerai bien, un jour, lire un livre qui parle non de reconstruction, mais de la manière dont le pire a été évité, afin d’inciter à ne pas baisser les bras, tout de suite.