Créance de sang de Michael Connelly

éditions points – 514 pages

Présentation de l’éditeur :

L’ex-agent du FBI Terry McCaleb est à peine remis d’une greffe du cœur quand une inconnue, Graciela Rivers, vient le voir sur le bateau où il se repose et le somme d’enquêter sur la mort d’une certaine Gloria Torres, abattue à bout portant et de sang froid par un tueur masqué, dans une épicerie de la banlieue de Los Angeles. Agacé par l’aplomb de la jeune femme, McCaleb refuse. Mais Graciela insiste et se trouble. Elle lui révèle soudain que Gloria Torres n’est autre que sa propre sœur, et que c’est son cœur qui bat sous l’énorme cicatrice qu’il a encore en travers de la poitrine: cette enquête, Terry McCaleb la lui doit.

Mon avis :

Voici un roman qui commence quasiment par la fin, ou plutôt qui commence là où l’on n’accompagne pas les policiers. Terry était un très bon enquêteur du FBI. Problème : son coeur n’a pas tenu le coup et il a fallu qu’il subisse une greffe de coeur. J’ai presque envie d’ajouter « une vraie greffe de coeur », et non une greffe comme on peut le voir dans certaines émissions, certains téléfilms, la greffe de coeur a eu lieu et hop ! tout va bien, tout est terminé, tout repart comme si rien ne s’était passé, la vie peut (re)commencer.

Et bien non.

Terry va bien, c’est certain, mais l’opération a déjà eu lieu voici deux mois. Il doit prendre des médicaments anti-rejets, sans lequel il ne pourrait pas vivre. Il ne peut pas encore conduire, à cause de l’airbag – mais il pourra tout de même reconduire un jour. Il ne doit pas faire trop d’efforts, il lui est indispensable de surveiller sa fièvre. Mais il s’estime tout de même heureux, sur son bateau, sans soucis autre que de se porter le mieux possible.

Sauf qu’une jeune femme vient le trouver pour lui demander de mener une enquête, sur la mort de sa soeur, Gloria Torrès, tuée lors d’un braquage d’une supérette, ce qu’il ne peut pas : il n’est plus agent du FBI, il n’est pas détective privé. La jeune femme a pourtant un argument de poids : le coeur qui bat dans sa poitrine était celui de sa soeur.

Oui, cela fera effet sur Terry, d’autant plus qu’en enquêteur chevronné du FBI – même à la retraite, on ne se refait pas – il voit des détails qui ont échappé aux enquêteurs. On ne peut certes faire attention à tout, on peut néanmoins ne rien négliger.

Ce n’est pas que le rythme de l’enquête est lent, c’est que le rythme est ralenti par l’état de santé de Terry, et par le manque de soutien qu’il reçoit au début de ses investigations : rares sont ceux qui ont envie de voir le FBI sur ses plates-bandes.  Ils n’aiment pas non plus que Terry trouve de nouvelles pistes, les explore, se fourvoie aussi – il est un enquêteur consciencieux, pas quelqu’un qui table tout sur son intuition.

J’ai aimé suivre cette intrigue, j’ai aimé que le suspense soit maintenue jusqu’au bout. Encore une fois, un très bon roman policier signé Michael Connelly.

14 réflexions sur “Créance de sang de Michael Connelly

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