Archive | 16 septembre 2020

La Vénus de Botticelli Creek de Keith McCafferty

 

Présentation de l’éditeur :

Dans la vallée de la Madison, une femme s’est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d’un. Nanika Martinelli, surnommée “la Vénus de Botticelli Creek”, est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d’un homme empalé sur les bois d’un cerf géant. Accident ou meurtre ? Serait-ce une piste pour retrouver la disparue que tout le monde croit dévorée par un loup ? Aidée de son ami peintre, pêcheur et privé occasionnel, Sean Stranahan, Martha devra se confronter à un groupe fanatique de défense des animaux, le Clan du Loup à trois griffes, et à leur meneur au charisme destructeur.

Dans leur enquête la plus dangereuse à ce jour, Martha Ettinger et Sean Stranahan jouent les agents doubles face à des humains qui masquent mal leur sauvagerie

Mon avis :

Zut alors, je l’ai déjà fini ! Pas de chance. Pour faire court, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre, avec Sean Stranahan et Martha Ettinger, shérif de son état qui, quand elle n’enquête pas, passe son temps à faire un puzzle en espérant… Je vous laisse deviner quoi.

En attendant que ses désirs se concrétisent (se concrétiseront-ils dans ce tome 3 ?) Martha doit enquêter sur une disparition. En effet, une jeune guide de rivière n’est pas revenue de la randonnée à laquelle elle participait. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Certainement pas une disparition volontaire, elle qui était la coqueluche de tous les pêcheurs de la région et des journalistes. Alors ? La mobilisation est intense, il n’était cependant pas prévu de trouver le cadavre d’un des cowboys de la région, empalé sur les bois d’un cerf. Accident ? Personne n’y croit véritablement. Alors ? (bis).

Dans ce roman, il est question de la nature (beaucoup), de la protection de la nature, de la rivalité aussi, entre ceux qui possèdent des troupeaux et ceux qui veulent défendre les animaux sauvages. Si l’on a réintroduit le loup, on régule aussi fréquemment sa population – les permis de chasse au loup existent, qu’on se le tienne pour dit. Et si les loups, les pumas, les ours peuvent être des prédateurs pour les gentils herbivores élevés par de non moins gentils éleveurs, il est à noter que le plus grand responsable des bêtes tuées, ce sont les hommes.

Roman policier proche du mouvement Nature Writing ? Pas seulement. Il nous montre aussi les tourments de l’âme humaine et la noirceur de certains être humains. Sean Stranahan veille.