Archive | 1 septembre 2020

Détective LaChance Les cartes musicales par S.L. Pennyworth

Présentation de l’éditeur :

Le détective Lachance est bougon, fatigué, et pressé de prendre sa retraite de la Préfecture de Paris. Malheureusement, impossible de se reposer car une nouvelle affaire terrible lui tombe dessus : des femmes de bonne famille sont retrouvées assassinées aux quatre coins de la capitale. Et sur elles, on retrouve systématiquement une carte musicale pour un orgue de Barbarie. Qui pourrait s’en prendre à ces demoiselles ? Et pourquoi ? Lachance va devoir mettre de côté sa mauvaise humeur pour espérer résoudre ces meurtres sordides

Merci aux éditions 404 Editions et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Livre divertissant, qui ne plaira pas à tout le monde, à cause de la personnalité du détective Gustave Lachance. Il est à deux doigts de la retraite, pour ne pas dire qu’il aurait dû la prendre depuis quelques années mais, hélas pour lui, sa supérieure Adélaïde a refusé sa démission un nombre conséquent de fois depuis quinze ans, alors que lui ne rêve que de partir dans les Vosges, profiter de sa retraite pour ne rien faire, si ce n’est s’occuper de ses chats et pécher. Il est particulièrement misogyne, ne supporte pas la nouvelle co-équipière qu’Adélaïde lui a assigné, lui qui n’a pas eu de co-équipier depuis quinze ans – il faut déjà quelqu’un qui puisse le supporter, et ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas gagné, tant ses remarques sont acerbes. Il a une très bonne descente, il fume de l’opium occasionnellement, a les poumons très encrassés et ne fait rien pour les décrasser. Il a tout de même trois qualités :
– il aime les chats ;
– il est un excellent enquêteur ;
– il n’est pas raciste, et le dit en des termes clairs : « Jamais compris pourquoi des gens se font suer juste parce que le type d’en face a des oreilles pointues ou pas le bon nombre de doigts à la main. Qu’est-ce que ça peut leur foutre ? »
Peut-on dire que le meurtrier qu’il traque n’est pas raciste puisque toutes les races y passent ? Humain, fée, troll, nain, le seul point commun est que les victimes sont des femmes de la haute société, dont les familles ont été liées à des événements historiques majeurs. Majeurs dans leur monde : oui, nous sommes dans une dystopie, en 1909, à Paris, Paris peuplé de fées, de trolls et autres orcs, mais les événements majeurs ne sont pas oubliés (la prise de la Bastille ou la construction de la tour Eiffel), tout en conservant un peu d’argot (vive les hirondelles).
Ce roman policier fantasy fut facile et agréable à lire, à cause aussi de la personnalité bougonne et irascible du détective, qui ne sera pas au bout de ses surprises pendant cette enquête.