Silver Batal et la pierre de coeur de K.D. Halbrook

édition Lumen – 384 pages

Présentation de l’éditeur :

Après avoir échappé de peu aux griffes de la reine Imea, Silver Batal et son dragon d’eau, Hiyyan, sont forcés de fuir la cité royale de Calidia. Traqués par des mercenaires, les deux amis décident de quitter le désert et de trouver refuge au nord du continent. Or ces vastes étendues enneigées sont pleines de danger : elles abritent non seulement de nombreuses créatures des montagnes, mais aussi de féroces dragons des glaces à la morsure empoisonnée.
Parti avec sa dresseuse explorer un glacier truffé de cachettes, Hiyyan se fait attaquer par un dragon belliqueux et tombe gravement malade. Pour lui sauver la vie, Silver est contrainte de se lancer à la recherche d’une des légendaires pierres de cœur de dragon d’eau. Sa quête l’emmène aux confins du pays, depuis les sommets d’une vertigineuse chaîne de montages où vivent les énigmatiques Guetteurs, jusqu’aux petites îles côtières où l’attendent des rencontres surprenantes.

Merci aux éditions Lumen et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai aimé ce second tome, qui est le prolongement parfait du premier tome. Nous sommes ici loin de Jasparton, dans la neige, le gel et le froid. L’union entre Silver et son dragon d’eau est forte, ils sont accompagnés par Mele et Luap, autre duo dresseur/dragon, même si le relief, le climat, rend les déplacements plus difficiles pour eux. Nebekker aussi est de la partie, avec la mère d’Hiyyan, toujours fidèle au poste. Mele et Nebekker sont davantage des amies que des adjuvantes : oui, elles aident Silver, mais elles ont toutes les deux leur propre quête à mener, qui sont toutes aussi importantes que celle de Silver – différentes, mais pas dévalorisées. L’estime dans laquelle on tient ses amis fait aussi des personnages bien plus riches que celui qui accepte l’aide, et ne donne rien en retour.
Les épreuves sont toujours là, multiples, variées, inattendues. Le danger peut venir de n’importe où, des créatures cachées dans la montagne – rares sont celles qui sont amicales – des êtres humains (qui a bien pu embaucher ces mercenaires ?) et des ennemies déjà indentifiées dans le premier tome, j’ai nommé la reine Imea et Sagittaria Prodigo, qui n’est plus vraiment l’idole de Silver. La championne de course, dans ce second tome, a une position assez étonnante, mystérieuse sur les relations entre les dragons et les humains, et nous pouvons, tout comme Silver, nous interroger sur ce qu’elle entend faire à l’avenir pour ce « lien ». Sagittaria, bien qu’elle soit une grande championne, a encore des rêves, des désirs.
Dans ce second tome, l’aventure est à la fois physique et spirituelle pour Silver. C’est l’occasion pour elle de s’interroge sur ce fameux lien qui l’unit à Hiyyan, et sur ce qu’elle veut véritablement créer avec lui. Plus largement, elle est amenée à s’interroger sur la place des dragons dans la société dans laquelle elle vit, ou plutôt, sur celle que les hommes veulent bien leur accorder. Les Guetteurs, qu’elle a rencontré, détiennent une très large bibliothèque, et lui permet d’en savoir un peu (beaucoup) plus sur les dragons, sur leur histoire, sur Gulad Nakim, qui protégea de son mieux les Aquinders.
Silver Batal et la pierre de coeur est un roman riche et intéressant, à l’univers original. J’espère qu’un tome 3 verra le jour.

5 réflexions sur “Silver Batal et la pierre de coeur de K.D. Halbrook

    • Je viens de lire une critique très négative de ce livre « livre jeunesse trop jeunesse » que celle qui a écrit l’avis n’a pu terminer. Pour ma part, je persiste et signe : j’ai beaucoup aimé.

        • Oui, cela peut arriver, mais ce n’est pas le cas ici. Le livre est à lire à partir de dix ans, on peut donc s’attendre à un livre relativement facile à lire. Je lis beaucoup de livres « à partir de dix ans » pour mes élèves, et je peux te dire que celui-ci est plutôt pour les bons lecteurs « de dix ans ».
          Puis, les jeunesses pas adaptés à leur public (c’est cela, pour moi, un jeunesse trop jeunesse) ou trop niais, j’en connais. Il est même une saga que je n’ai jamais terminé à cause de cela, je n’aimais pas le message de l’auteur (se fondre dans le moule, ne surtout pas être original).

          • Faut pas prendre les enfants de 10 ans pour des quiches, on leur raconte moins de couilles qu’à nous à leur âge 😆

            Faut pas les infantiliser ou leur parler gagatement, ils n’ont pas 6 mois.

            En te fondant dans le moule, tu ne ressort pas… dans une dictature, je me fondrais tellement dans le moule que tu ne verrais même pas dépasser un poil de mon crâne ! :/

            L’auteur voulait sans doute formater ses petits lecteurs…

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