Archive | 24 juillet 2020

La passe-miroir, tome 3 : la mémoire de Babel de Christelle Dabos

édition Folio – 567 pages

Présentation de l’éditeur :

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Mon avis :

J’ai mis moins de temps entre la lecture du tome 2 et 3 qu’entre celle du tome 1 et 2. Heureusement, parce que, sinon, je me serai perdue à nouveau.
Trois années sont passées, trois années pendant lesquelles Ophélie a été surveillée par les doyennes, dans l’impossibilité de faire ce qu’elle aimerait tant faire : partir à la recherche de Thorn. Elle ne peut pas non plus voir Victoire, sa filleule, qui se porte bien et a (forcément) déjà trois ans. Aussi, quand l’occasion lui est enfin donnée de partir et de se rendre sur l’arche de Babel pour tenter de le retrouver, elle n’hésite pas. Simplement, elle s’engage seule, pour ne mettre personne en danger.
C’est à nouveau un univers complexe, et différent de ce que le lecteur a pu découvrir dans les tomes précédents que nous voyons ici. Il est question de mémoire, surtout celle qui a été perdue, par les hommes, mais aussi par les esprits de famille. Il est question de ce que l’on souhaite conserver, mais aussi détruire, pour que la mémoire de certains faits se perde définitivement. Vertigineux ? Oui, parce que même si nous sommes dans un univers de fantasy, il est cependant évident, et possible qu’une telle société puisse exister – on a déjà brûlé des livres parce qu’ils ne convenaient pas.
Ophélie est partie sur Babel, et vivra de nouvelles, de nombreuses épreuves. Si j’ai des regrets, c’est le fait de ne plus vraiment voir des personnages auxquels je m’étais attachée dans le second tome. C’est aussi le fait que d’autres ressortent totalement fracassés de cette aventure, non du fait d’Ophélie, mais des événements qui se déroulent et qu’elle tente d’empêcher. Et si je dois retenir autre chose de la lecture de ce roman, c’est aussi qu’à force de dire que tout va bien dans la meilleure société possible, l’on finit par le croire.