Archive | 19 juillet 2020

Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

édition Folio – 673 pages.

Présentation de l’éditeur :

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis :

Reçu lors d’un swap, lu voici plus de deux mois (et encore, j’ai vraiment mis du temps à le lire, face à des élèves perplexes devant l’épaisseur du bouquin), Les disparus du Clairdelune est un roman complexe, et finalement assez facile à lire – il fallait simplement que je me plonge dedans.

J’avais lu le tome 1 en 2014. Est-il vraiment besoin de dire qu’il était loin derrière moi, et que mes souvenirs étaient vraiment fort peu nombreux ? Et bien voilà, c’est dit, c’est fait. J’ai cependant retrouvé Ophélie, l’héroïne, et Thorn, son fiancé. Devenue vice-conteuse, il n’est cependant pas question pour elle de changer de personnalité – à ses risques et périls, parfois. Il faut dire qu’évoluer dans la Citacielle est tout sauf simple. Ce n’est pas que les complots soient nombreux, j’ai plutôt eu l’impression que tout était complot et qu’Ophélie se devait d’être constamment sur le qui-vive. Elle n’est pas la seule, rien n’est jamais sûr et rares sont ceux qui sont réellement ce qu’il paraisse être. Tous doivent redouter Farouk (que je suis parfois tentée de nommer Odin, mais c’est « normal », surtout dans les textes qui nous plongent dans son passé) qui, en plus de son poste de vice-conteuse, demande à Ophélie la liseuse, Ophélie la maladroite, de retrouver quatre disparus. Non, elle n’a pas pu refuser, même si elle a dû gérer en même temps sa famille, qui « débarque » à la Citacielle, qui s’inquiète pour elle, également (Thorn est-il un « bon » fiancé pour elle ?) et qui doivent, parfois, faire avec certaines difficultés.

Nous sommes dans le genre fantasy, mais pas de la fantasy joyeuse. La mort n’épargne personne, ou plutôt, ceux qui veulent le pouvoir ne craignent pas de mettre à mort ceux qui les gênent, de les massacrer, carrément, quel que soit l’âge de la personne qui est en face d’eux. A la lecture, ce n’est pas une fin heureuse que l’on attend, mais plutôt l’étonnement devant des retournements de situation étonnants, et, parfois, des lueurs d’espoir. J’ai aimé aussi les descriptions, particulièrement poussées, soignées, évocatrices – et il en fallait pour créer ce monde dans lequel nous évoluons avec Ophélie, Thorn et tous les autres.

J’ai commencé le tome 3.