Archive | 10 juillet 2020

Disko de Mo Malo

Présentation de l’éditeur :

Depuis sept mois qu’il a été nommé chef de la police locale au Groenland, l’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen a fini par s’habituer aux rudesses du climat de la grande île blanche. La découverte, au beau milieu de la baie touristique de Diskø, d’un homme assassiné d’une atroce façon, et dont le corps est figé dans la glace d’un iceberg, marque le début d’une enquête qui va fortement l’ébranler.

Mon avis :

Ce livre est en lice pour le prix : « livre qui est resté le moins longtemps dans ma PAL ». Acheté hier, commencé à lire hier avec Galopin et les chatons bondissants, terminé aujourd’hui, écriture de la chronique dans la foulée.

Lire ce livre me donnerait presque envie de devenir climato-septique, tant les écologistes décrits dans ce livre utilisent des méthodes extrêmes, pour ne pas dire le mot « extrémistes ». Oui, les choses ne bougent pas, oui, les gouvernements se paient de mots, nous paient de mots. Les méthodes utilisées peuvent-elles fonctionner ? Non. D’ailleurs, je ne suis même pas sûre que ceux qui agissent dans ce roman, commettent des crimes pour dénoncer le réchauffement climatique soient tous aussi convaincus que cela : pour certains, la motivation première est l’argent. « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie » : je ne saurai mieux dire que Malraux.

L’élément le plus important dans ce roman ? Le temps. Lors de la lecture des cent premières pages, j’ai bien senti son écoulement – le temps qu’il a fallu pour arriver sur les lieux, sortir le corps, faire les constatations d’usage, chercher enfin : l’atrocité de cette mort, des suivantes, n’est pas occultée, la capacité qu’ont certains à verser dans le sensationnalisme non plus, renvoyant dos à dos l’observateur lamba et son portable, le journaliste en quête de scoop, et l’artiste qui n’est pas à une provocation prêt.

Le second élément important ? La famille ? Qaanaaq reste partagé entre ce qu’il a découvert dans le premier tome, les liens qu’il a gardé avec sa mère adoptive, et ce qui l’attend encore, dans le registre des découvertes, dans cette deuxième enquête. Et le lecteur avec lui.

Reste aussi l’amitié que Qaanaaq aura tissé avec certains de ses collègues, Appu en tête. Cependant, au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue, le capitaine Andriensen verra des certitudes s’envoler, et se demander aussi comment il a pu ne pas se questionner plus tôt.

Critique assez courte, oui, mais plaisir de lecture très grand – et une envie folle de souhaiter le pire aux assassins.

Mon dernier billet pour le challenge polar de cette année….