La ville sans vent d’Éléonore Devillepoix

édition Hachette – 448 pages.

Présentation de l’éditeur :

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu.
Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

Merci aux éditions Hachette et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai vraiment été curieuse de découvrir ce roman de fantasy dont beaucoup parlent, ce qui est suffisamment rare pour être signalé : la fantasy française est très (trop) souvent la grande laissée pour compte de la littérature.
Tout d’abord, nous sommes dans un univers très particulier, et très bien construit. Le revers de la médaille est que la mise en place de l’intrigue est un peu longue, parfois répétitive, tant l’univers dans lequel les personnages évoluent est riche. Il est aussi sans pitié, pour ceux qui sont tout en bas de l’échelle – dans le sens propre du terme.

Nous avons deux personnages principaux, et c’est à travers leurs yeux que nous voyons les événements. Ils ne sont pas redondants, mais complémentaires : chacun des deux a un parcours particulier, et, parfois, surtout dans le cas d’Arka, des faits qu’il n’a pas envie de partager avec autrui (note : j’ai beaucoup aimé le personnage de Nabot). Arka est en effet une amazone, les ennemis juré d’Hyperborée, celles dont on a juré vengeance. Elle est venue ici pour développer sa magie, mais aussi pour retrouver son père, dont elle ne sait quasiment rien, si ce n’est qu’il était originaire d’Hyperborée, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir une relation avec une amazone.

C’est à une quête que nous assistons – des quêtes, devrai-je dire, entre pouvoir, recherche de ses origines, réconciliation avec ses origines, et malédiction ancestrale. Une intrigue riche, donc, avec une gravité peu fréquente dans les romans dit « jeunesse » – comme si un roman fantasy se devait d’être féérique. Même si nous sommes dans une ville sans vent, une ville qui semble préservée, ceux qui vivent en haut ignore souvent ceux qui vivent en bas et essaient de se hisser, dans la crainte de ne pas y parvenir. L’ascension sociale n’est pas une métaphore à Hyperborée. Et, quant à la place des femmes dans cette société, elle n’est pas si différente de ce qu’elle était dans la nôtre voici quelques décennies : à rappeler, à méditer, en se souvenant que ce n’est qu’en osant, en transgressant que l’on fait bouger les choses.

Un personnage m’a intrigué, étonné, il est le troisième narrateur de cette histoire, l’un des seuls qui sait où il veut en venir, il en sait plus qu’Arka et Lastyanax, et c’est avec lui que j’ai envie d’entrer das le tome 2.

4 réflexions sur “La ville sans vent d’Éléonore Devillepoix

  1. Et comment la lessive sèche-t-elle sans vent ?? 😆

    De la fantasy française, pourquoi pas ? J’en ai déjà lue, même si elle est moins représentée que l’anglophone… Je note, zut !

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