Je veux un homme qui de Tamara Balliana

Amazon Publishing France – 303 pages

Présentation de l’éditeur :

Oriane aime Jules, Jules veut l’aider à trouver l’amour.
Oriane, jeune policière sportive et célibataire, ne rencontre que des hommes qui ne l’intéressent pas, ou qui ne sont pas disponibles à l’instar de Jules, le patron du Café de la Place de Cadenel, qu’elle aime secrètement depuis l’adolescence.
De son côté, Jules est plutôt préoccupé par la préparation de sa soirée, qui s’annonce mémorable. Pari réussi… mais pas tout à fait comme il l’imaginait ! Voir tous ses plans partir en fumée, et se retrouver au poste menotté par Oriane ne faisait certainement pas partie du programme. Mais à cette occasion, lui qui n’a toujours accordé qu’une attention distraite à la jeune femme, s’aperçoit qu’il peut compter sur elle.
Petit à petit, leur amitié se développe, et Jules entreprend d’aider Oriane à trouver l’amour au moyen d’une liste : celle des qualités indispensables à l’homme de sa vie. Mais comment faire comprendre à Jules que le seul homme qu’elle veut, c’est lui ?

Merci à Amazon Publishing France et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aime bien lire des romances de temps en temps. Je dois dire que celle-ci n’a pas été désagréable à lire même si, forcément, nous sommes dans une romance.
Des sujets graves sont abordés, comme le fait que le grand-père de l’héroïne, Oriane, soit devenu dépendant, obligé de vivre dans une maison de retraite, et perd peu à peu la mémoire au point de ne pas reconnaître, parfois sa petite-fille unique qu’il a élevé. Sujet sensible, abordé à la fois avec réalisme et sensibilité.
Oriane est donc l’héroïne de ce roman. Elle est policière, premier point qui peut faire fuir les hommes. Elle a un phsyique atypique, c’est à dire qu’elle est grande, sportive, et qu’elle a un nez que certaines se seraient empressés de corriger non grâce au contouring, mais par un chirurgien esthétique. J’ai aimé la manière dont Oriane assume son nez, et aussi le fait qu’elle rappelle que peut-être un de ses enfants en héritera, et qu’alors, il saura de qui il le tient (avec la chirurgie, ce serait fort compliqué). A méditer pour celles et ceux qui passent leur temps à retoucher leur apparence – ou à la modifier parce qu’ils n’assument pas leur ressemblance avec leurs parents, cela arrive aussi.
Autour d’Oriane gravitent ses amies, qui veulent absolument lui permettre de rencontrer quelqu’un. Nous suivons, aussi, leurs propres aventures amoureuses, qui viennent s’entrelacer avec celle d’Oriane. Après tout, il suffirait simplement que Jules, patron du café qu’elle aime depuis qu’elle est adolescente, tombe amoureux d’elle, lui qui ne pense qu’à demander en mariage sa compagne de longue date. Tout ne se passera pas vraiment comme prévu pour lui et pour Oriane, d’abord.
Jusqu’à présent, ma critique semble plutôt positive, alors qu’est-ce qui a coincé ? Le personnage du prêtre. Il a un nom tout droit tiré d’une romance irlandaise. Il est sympathique – tant mieux – et il marie en deux temps trois mouvements les amoureux qui le veulent (nous assisterons à un mariage dans ce roman). Si un tel prêtre existe, présentez le moi ! La préparation du mariage catholique dure à peu près un an, avec forces contraintes pour les futurs mariés. Peut-être les couples qui sont bien connus de leur paroisse, ceux qui allaient à la messe bien avant qu’un séduisant prêtre n’officie, ont droit à une préparation moins longue : je ne sais pas. J’ajoute que, s’il n’est plus nécessaire d’avoir communié pour être marié, les certificats de baptême des futurs mariés sont quasiment obligatoires (je modalise, en cas d’exception que je ne connaîtrai pas). Bref, de ce point de vue, nous sommes bien dans une romance – et moi, toujours anticléricale, cela ne changera pas. Cependant, je suis sûre que les amateurs de romance apprécieront ce roman.

3 réflexions sur “Je veux un homme qui de Tamara Balliana

  1. Bizarre, ma cousine s’est mariée à l’église, la nièce de mon mari aussi, ce ne sont ni l’une ni l’autre de grandes croyantes (c’était juste pour dire pour la nièce et parce que mari issu famille plus catho que le pape pour la cousine), ne va à l’église et il ne me semble pas qu’il ait fallu autant de chipoteries pour passer à l’église. Nous étions en 2009 et en 2012, bien entendu, pas dans les années 1970… 😆

    Moi n’étant pas faux-cul, je ne suis pas passée devant monsieur le curé. Je n’ai jamais eu d’accointances avec les représentants de commerce de Dieu 😆

    • Peut-être est-ce une spécificité française – et récente : ma mère s’est mariée à l’église en 1967, et s’il avait fallu un an de préparation, elle s’en serait souvenue (six mois de fiançailles, donc elle est sûre d’elle). Mais des amis ont renoncé : impossible de participer à des réunions, voire à des week-ends de retraite pendant un an !
      Je n’en ai pas non plus.

      • Après un accouchement, il fallait faire les relevailles, une cérémonie de l’Église catholique qui avait pour but de réintégrer une jeune mère ayant accouché, n’ayant pu se rendre à l’église pendant sa période de quarantaine, dans le cercle des fidèles et auprès de Dieu. Merci Wiki pour la définition exacte.

        Enceinte, tu étais impure, donc ?? Sérieusement, qu’ils aillent se faire mettre. Je pars du principe que si l’église n’entre pas dans ma vie, je ne vois pas pourquoi j’irais faire la faux cul le temps d’une cérémonie. 😉

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