Théo, super-héros de la nature (T.2) Sauvons les poules !

éditions Scrinéo – 150 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il arrive à Théo, 10 ans, quelque chose d’incroyable ! Après avoir été choisi par les petits animaux de son jardin pour sauver les insectes, voilà qu’une poule débarque chez lui ! Et quand le petit garçon apprend qu’elle s’est enfuie d’un élevage intensif, il décide de l’adopter et de sauver les autres poules…

Mais comment s’y prendre ?

Merci à Netgalley et aux éditions Scrinéo pour leur confiance.

Préambule ; j’écris ces lignes le 1er mai, en plein confinement, et mon article paraît le 11 juin, jour de la sortie du livre. Je ne changerai rien de ce que j’écris ce jour, et il est hors de question que je renonce à lire, ou à écrire, sous prétexte de confinement. Je viens de lire quelqu’un qui disait que « cela ne se faisait pas ». Chacun vit ou a vécu (j’espère vraiment qu’au moment de la parution, ce sera terminé) son confinement comme il l’a pu.

Mon avis :

Protéger la nature, ce n’est pas facile, mais si l’on s’y met tous, on pourra peut-être changer les choses. L’objectif est de commencer tôt, de sensibiliser les enfants, s’ils ne l’ont pas déjà été par plus grands qu’eux (parents, grands-parents, enseignants). Je me dis aussi que pour offrir ou faire lire ce livre à un enfant, il faut soi-même être sensibilité à la cause des animaux, de tous les animaux, et avoir envie de faire évoluer le regard.

Théo est, et c’est bien normal, à nouveau le personnage central de ce second tome. S’il garde le contact avec les insectes, il a découvert cette fameuse poule rousse échappée d’un élevage. Elle n’est pas jolie, mais alors là pas du tout : sale, déplumée, elle n’a rien pour plaire. Et oui : ce sont les animaux « mignons » que l’on pense à sauver en premier : koala, panda…. On ne s’intéresse pas aux poules ! Ah si, pardon, on nous montre de belles publicités à la télévision, dans lesquelles on nous assure que les poules gambadent en plein air, qu’elles sont heureuses, bien soignées. On ne nous montre pas les élevages industriels dans lesquels la plupart des poules passeront toute leur vie, avant d’être tué à dix-huit mois, non parce qu’elles ne pondent plus, mais parce qu’elles pondent des oeufs trop gros pour rentrer dans les boites à oeufs standardisées du commerce. Des centaines, des milliers de poules vivent cette vie. Je me souviens même d’un livre pour enfants de ma génération dans lequel on nous expliquait que c’était normal, puisqu’elles ne produisaient plus assez. Il est tant de changer le rapport aux animaux – surtout quand on voit qu’une poule de réforme coûte 1 €. Alors oui, une poule n’est toujours pas « mignonne » même si on lui donne un nom – Théo, stratège qui s’ignore, l’a appelé Roussette, ce qui permet de créer un lien affectif entre elle et le monde : il est toujours un peu plus difficile de manger ce que l’on a nommé.

Il est question aussi de gaspillage alimentaire, et des cantines scolaires. Ici, l’autrice ne nous raconte pas qu’à la cantine c’est « bon », elle montre que les produits ne sont pas de très bonne qualité, qu’il faut faire avec un intendant qui veut dépenser le moins possible, un cuisinier qui fait ce qu’il peut avec les produits qu’il a et une dame de la service qui remplit beaucoup les assiettes, parce qu’il faut beaucoup manger pour grandir (ce n’est pas si simple que cela). Problème : l’essentiel de la nourriture finit à la poubelle, et les enfants se gavent de pain à la place.

Dis ainsi, vous pourriez croire que le roman est rébarbatif. Il n’en est rien. Il est au contraire facile à lire parce que l’intrigue est bien construire, parce que les explications qui sont données ne prennent pas les enfants pour des nigauds. Il montre que changer les habitudes prend du temps, qu’il faut être motivé pour modifier ses habitudes et amener les autres à le faire. Il montre aussi qu’il est important de parler, de diffuser, d’échanger, et non d’imposer, ce qui n’apporte que rarement de bonnes choses.

J’ajouterai aussi que le cahier « spécial poule » à la fin est très intéressant, entre rappel des différentes races de poules, les catégories d’oeufs que l’on trouve dans le commerce ou encore les recettes pour utiliser le pain rassi.

2 réflexions sur “Théo, super-héros de la nature (T.2) Sauvons les poules !

  1. Entre nous, pour avoir des oeufs et stimuler la poule, faut aussi lui donner des farines… Sinon, ça pond pas ou très peu. Ma mère en a eu quasi tout le temps, des poules (sauf maintenant) et malgré la bouffe, les picorages, le fait qu’elles gambadaient, si tu ne donnes pas des farines, tu as moins d’oeuf… :/

    Pour les autres, les poules qui gambadent dans l’herbe, c’est rare, dans l’industrie.

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