7, rue des écolos de Sophie Dieuaide et Chloé Vétel

édition Didier Jeunesse – 160 pages.

Présentation de l’éditeur :

Ras-le-bol de l’arrosage, du binage, du désherbage. Armand, Lili, Violette, Oscar et Charlie ont craqué.
Avoir un jardin sur les toits, tout le monde en rêve. Mais ça tourne au cauchemar quand vous recevez des ordres du matin au soir.
« On n’est pas nés pour obéir ! » a déclaré Lili.
« Les parents, y nous font touzours tavailler au potager », a ajouté le petit Charlie.

Merci à Netgalley et à Didier Jeunesse pour leur confiance.

Mon avis :

« Il y a des jours, là-haut, où l’on dirait qu’un savant fou a balancé un engrais radioactif surpuissant. Sauf qu’ici, c’est que du bio« .
Il est de plus en plus de personnes qui se soucient (enfin) de l’écologie. Seulement, il n’est pas toujours facile de changer ses habitudes, de les changer complètement, sans faire assumer aux autres les choix que l’on a pris.
En effet, nous avons d’un côté les adultes, qui débordent d’idées, ont un jardin sur les toits, une poule pour les oeufs, et même un tout nouveau système naturel d’engrais. Seulement… ils ont aussi des enfants, à qui ils ne demandent jamais leur avis – ce sont des enfants, et des dizaines d’études ont beau avoir été faites, il est évident qu’ici, les parents décident, et qu’il est inenvisageable pour eux que les choses en soient autrement. Le modèle parfait, pour ne pas dire « courant », ce sont les parents de Violette, si occupés par leurs disputes, par leur séparation, qu’ils pensent avant tout à ce qui est pratique pour eux, et non à ce qui est bien pour leur fille unique. Les autres parents – sauf la mère de Lili – ne sont pas si différents – tant qu’un enfant peut faire les corvées à leur place, c’est toujours cela de pris. Reste Glyphosate, le chat, « toléré » par les adultes, et plus dévastateur pour les plantations que le désherbant du même nom. Peu importe que certaines plantations aient été moins réussies que d’autres… On ne s’improvise pas jardinier, mais chut ! il faut éviter de le dire.
Jardinier, jardinier bio, oui, mais pas vraiment protecteur de la nature à 100 % : les truites qui vont fournir un engrais bio, c’est bien, en barbecue, c’est mieux. Le chat a intérêt à se faire discret, et quant à Josette, la poule, elle est très bien toute seule. Heureusement, les cinq journalistes en herbe, aidés par madame Pinson, entendent bien faire bouger les choses. Ils n’hésitent pas pour cela à puiser dans leurs connaissances historiques et contemporaines pour parvenir à leur fin.
Ce livre, facile à lire, montre comme un instantané de l’évolution des pratiques – ou comment le « vert » peut faire son entrée en ville plus facilement qu’on ne le croit. Il faut simplement que chacun y mette réellement su sien. Mention spéciale également pour les illustrations de Chloé Vetel, qui nous montre le journal Ecolo-hebdo, destiné à une lectrice unique, Violette.

4 réflexions sur “7, rue des écolos de Sophie Dieuaide et Chloé Vétel

  1. J’essaie de mettre du mien, mais ce n’est pas facile. J’essaie de ne pas gaspiller de l’eau, de récupérer pour mes plantes celle avec laquelle j’ai lavé les légumes, mais l’industrie, à côté, fait tellement de gaspi que j’ai l’impression que mon geste ne me sert qu’à moi car il est minime…. :/

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